L’artiste est revenue sur les étapes tumultueuses de sa vie, évoquant sans détour son immersion totale dans la vie religieuse, ses erreurs de parcours et son grand retour sur la scène musicale ivoirienne.
L’excès de zèle religieux et le sacrifice du foyer
Après avoir quitté le milieu du Coupé-Décalé en 2019 à la suite du choc brutal du décès de son ami DJ Arafat , Claire Bahi s’était entièrement consacrée à l’Église. Devenue chantre puis consacrée pasteur en seulement trois mois , elle avoue aujourd’hui avoir agi avec un excès de zèle qui a fini par détruire sa vie privée.
« Je passais mon temps à l’église, j’ai abandonné mon foyer. Mon mari me poursuivait, il me parlait, mais je le voyais comme un jaloux. C’est une erreur que beaucoup de femmes font. »
L’artiste confie avoir totalement mis son époux de côté pour vivre une vie d’enfermement spirituel, allant jusqu’à enchaîner 50 jours de jeûne intensif . Ce n’est qu’après un retour en France, où elle s’est vu refuser l’accès à son propre toit, qu’elle a ouvert les yeux sur la réalité de sa situation : « On peut aimer Dieu et travailler sans forcément tout laisser. Tant que Dieu ne te l’a pas explicitement demandé, ne le fais pas, sinon tu vas te cogner », prévient-elle désormais .
Demande de pardon officielle au corps du Christ
Revenant sur des déclarations passées issues d’un direct sur les réseaux sociaux, où elle affirmait ne plus vouloir s’associer aux hommes de Dieu, Claire Bahi a tenu à présenter publiquement ses excuses . Elle a admis avoir mis tout le monde dans le même sac sous le coup de la colère et de la déception , citant avec respect plusieurs leaders religieux qui l’ont soutenue dans ses moments difficiles, à l’image du patriarche Jean Robin ou du pasteur Mohammed Sanogo .
Forgée par les humiliations et les drames de la vie
Si Claire Bahi affiche aujourd’hui une force de caractère à toute épreuve face aux critiques des réseaux sociaux, c’est parce qu’elle a connu des épreuves bien plus douloureuses dans le monde réel. Du traumatisme de son rapatriement de France à ses 18 ans à la perte de sa mère, décédée d’un problème cardiaque dans une chambre modeste de 20 000 FCFA faute de 3 millions pour l’opérer , l’artiste a traversé le pire. Elle révèle même avoir été un jour huée publiquement dans un marché comme une voleuse, alors qu’elle n’avait rien fait .
Le grand retour au Coupé-Décalé avec maturité
Aujourd’hui âgée de 40 ans , Claire Bahi l’affirme haut et fort : elle reste et demeure la Première Dame du Coupé-Décalé . Libérée des faux-semblants du passé (comme l’époque où elle louait des voitures de luxe en faisant croire qu’elles lui appartenaient, elle revient dans l’arène musicale avec une vision plus mature.
Désormais signée sous le label Carrelyon Cord de l’artiste Kerosien , elle prépare de grandes surprises pour ses fans, notamment des morceaux en studio, des clips magistraux et un grand concert de retour .
Pour conclure, elle lance un message vibrant de résilience à toutes les femmes qui subissent le poids de leurs erreurs passées : « Ne regardez pas les critiques. Si on parle mal de vous, c’est parce que vous dérangez et que votre étoile brille. Soyez fortes. »
