Les États-Unis ont officiellement demandé à tous leurs citoyens présents au Venezuela de quitter le pays immédiatement, évoquant une situation sécuritaire devenue imprévisible et extrêmement dangereuse.
Dans une alerte de niveau 4 (Ne pas voyager), le département d’État affirme que l’ordre public est en train de s’effondrer dans plusieurs régions du pays. Des milices armées pro-gouvernementales, connues sous le nom de colectivos, érigeraient des barrages illégaux, procéderaient à des fouilles de véhicules et cibleraient des personnes soupçonnées de liens avec Washington.
Un risque majeur pour les étrangers
Selon les autorités américaines, les risques d’arrestations arbitraires, d’enlèvements, d’extorsion et de mauvais traitements sont désormais élevés, en particulier pour les ressortissants étrangers. Washington rappelle également qu’aucune présence diplomatique américaine n’est active à Caracas, rendant impossible toute assistance consulaire ou opération de sauvetage en cas de crise.
« Les citoyens américains doivent organiser leur départ par leurs propres moyens », insiste le communiqué, soulignant que même les déplacements vers les aéroports comportent des dangers importants.
Le pays sous tension après l’arrestation de Maduro
Cette alerte intervient dans un contexte politique explosif, quelques jours après l’arrestation de l’ancien président Nicolás Maduro lors d’une opération américaine sans précédent. Depuis cet événement, le Venezuela traverse une phase de transition incertaine, marquée par des manifestations, des affrontements sporadiques et une montée des tensions entre partisans et opposants de l’ancien régime. Si certains vols commerciaux ont repris, le département d’État prévient que cette fenêtre de sortie est fragile et pourrait se refermer brutalement en cas de nouvelle dégradation de la situation.
Des consignes strictes et urgentes
Les autorités américaines recommandent à leurs ressortissants de :
Réserver immédiatement un vol commercial, malgré la flambée des prix et la forte demande . Limiter leurs déplacements, éviter les trajets de nuit et redoubler de vigilance sur les axes routiers . Maintenir un contact permanent avec leurs proches et préparer des plans de secours autonomes . Depuis les États-Unis, le président a affirmé que Washington œuvrait pour une « transition maîtrisée », tout en dénonçant les groupes armés et réseaux qu’il accuse d’avoir « pris le pays en otage pendant des années ». Un message qui résonne comme un avertissement final : le Venezuela est désormais considéré comme une zone à haut risque, où chaque heure compte.
