Le Ministre d’Etat, Conseiller Spécial à la Présidence de la République ivoirien Patrick Achi a franchi un pas symbolique et politiquement lourd de sens : il a choisi de ne pas renouveler son passeport français. Cette décision, révélée par plusieurs médias, intervient dans un contexte où la Constitution ivoirienne impose à tout candidat à la présidence d’être exclusivement de nationalité ivoirienne.
Un choix administratif aux résonances politiques
Titulaire d’une double nationalité franco-ivoirienne, Patrick Achi a laissé expirer son passeport français, préférant désormais voyager avec un laisser-passer délivré par l’ambassade de France à Abidjan. Un geste qui, bien que discret, pourrait avoir un impact majeur sur son avenir politique.
Selon l’article 35 de la Constitution de 2016, « le candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité ivoirienne ». Ce critère exclut de facto les binationaux, sauf en cas de renoncement officiel à leur seconde nationalité.
Une stratégie en vue de 2025 ?
Si Patrick Achi n’a pas encore déclaré sa candidature à la présidentielle de 2025, cette démarche est interprétée par de nombreux observateurs comme une manœuvre préventive pour lever toute ambiguïté sur son éligibilité.
En renonçant à son passeport français, l’ancien chef du gouvernement envoie un signal clair : il se conforme dès maintenant aux exigences constitutionnelles, évitant ainsi tout obstacle juridique en cas d’entrée dans la course.
Un geste qui s’inscrit dans un contexte tendu
À moins d’un an de l’échéance électorale, les grandes manœuvres politiques s’accélèrent en Côte d’Ivoire. Ce renoncement pourrait repositionner Patrick Achi parmi les figures potentiellement en lice pour succéder au président Alassane Ouattara, tout en renforçant son image d’homme attaché à la souveraineté nationale.
































Pingback: Étudier en France coûtera-t-il bientôt trop cher aux étudiants ivoiriens ? - Zappingmedias.com