Après l’interpellation de Damana Adia Pickass, cadre du PPA-CI, le 4 novembre à Bingerville, son avocate, Me Roselyne Aka-Sérikpa, a apporté des éclairages sur la procédure judiciaire tout en soulevant de sérieuses inquiétudes concernant les conditions de détention de son client.
Interpellation sans Brutalité, mais Procédure Contestée
Me Aka-Sérikpa a confirmé que l’interpellation de Damana Pickass s’est faite « sans brutalité physique ». Néanmoins, elle a souligné des conditions « surprenantes » et des irrégularités . L’avocate affirme que l’audition de son client à la DST (Direction de la Surveillance du Territoire) a débuté avant même son arrivée et sans assistance juridique. Face à cela, la défense a demandé l’annulation du procès-verbal du 4 novembre, assurant agir dans le strict respect des procédures pénales.Damana Pickass a été présenté à la juridiction d’instruction, où il a été inculpé pour deux dossiers distincts, en lien avec des troubles survenus à Yopougon en août et une marche en octobre. Deux mandats de dépôt ont été décernés à son encontre.
Bien que M. Pickass n’ait signalé « ni violences ni traitements dégradants » lors de son arrestation, le principal point d’inquiétude de Me Aka-Sérikpa porte sur le manque de transparence concernant son lieu de détention.
Des rumeurs évoquent un transfert vers le camp pénal de Bouaké. L’avocate affirme ne pas pouvoir confirmer officiellement le lieu où se trouve son client, placé en détention préventive. Me Aka-Sérikpa juge « inconcevable » cette situation et appelle urgemment le parquet et la juridiction d’instruction à clarifier cet aspect. Elle assure néanmoins à la famille et aux proches du PPA-CI que la défense continuera de suivre la procédure avec rigueur.































