La Sénatrice ivoirienne Chantal Fanny Moussokoura a été élue, samedi 6 décembre 2025, présidente du Réseau des Femmes Parlementaires de la CEDEAO, une structure clé du Parlement régional chargée de promouvoir le leadership féminin et l’égalité de genre au sein de l’espace ouest-africain.
Cette élection, qui s’est tenue en marge d’une session parlementaire régionale, marque une progression notable pour la représentativité féminine dans les institutions communautaires, dans un contexte où les femmes restent sous-représentées dans plusieurs organes décisionnels.
Une figure politique confirmée au service de l’intégration régionale
Sénatrice de la région du Folon en Côte d’Ivoire, Chantal Fanny Moussokoura s’est progressivement imposée comme l’une des voix féminines les plus influentes de la sphère politique ivoirienne et sous-régionale.
Elle occupe déjà d’importantes responsabilités nationales, notamment à la vice-présidence du Sénat.
Son engagement pour la promotion des femmes en politique n’est pas nouveau. L’élue ivoirienne a, en effet, consacré des travaux de recherche récents au rôle des femmes dans le Parlement de la CEDEAO, défendant en 2025 un doctorat axé sur l’inclusion féminine et le rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’institution communautaire.
En prenant la tête du bureau régional des femmes parlementaires, la Sénatrice Fanny Moussokoura se voit confier plusieurs dossiers prioritaires :
- Accroître la représentativité des femmes dans les parlements nationaux et au sein du Parlement de la CEDEAO.
- Renforcer l’harmonisation des lois en faveur des droits des femmes et des jeunes filles dans les États membres.
- Coordonner le plaidoyer régional sur les questions d’égalité de genre, de protection sociale et de participation citoyenne.
- Soutenir le leadership politique des jeunes femmes, un axe stratégique pour la stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest.
Pour nombre d’observateurs, son élection symbolise un tournant : celui d’une génération de femmes leaders davantage formées, préparées et présentes dans les espaces de décision régionale.
Un signal fort de la CEDEAO en faveur de l’égalité de genre
Dans une région marquée par de nombreuses fragilités politiques, sécuritaires et sociales, le choix porté sur la Sénatrice Fanny exprime la volonté de la CEDEAO de renforcer son approche inclusive.
La montée en responsabilité des femmes parlementaires est perçue comme un levier essentiel pour bâtir des politiques plus représentatives, mais aussi pour favoriser la paix durable et la bonne gouvernance.
L’arrivée de Chantal Fanny Moussokoura à la tête du réseau régional ouvre un nouveau chapitre pour la coopération interparlementaire féminine.
Son expérience, son expertise académique et son engagement public devraient contribuer à donner un nouvel élan au travail du réseau, dans une période charnière pour l’intégration ouest-africaine.































