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Jean-François Kouassi dénonce un “scandale d’État” et interpelle l’administration ivoirienne

Jean-François Kouassi (JFK) dresse un tableau sombre de l’administration ivoirienne, qu’il accuse d’être gangrenée par la corruption, l’exclusion et le népotisme.

Selon lui, une partie importante de la jeunesse ivoirienne ne s’engage plus politiquement par conviction, mais par nécessité. « Aujourd’hui, les jeunes veulent adhérer au RHDP non pas par volonté politique, mais parce qu’ils sont convaincus que c’est le seul moyen d’avoir accès à un concours dans ce pays », dénonce-t-il.

Une administration accusée de faire honte à la République

Pour Jean-François Kouassi, la situation est grave. Il parle sans détour d’un “scandale d’État”, estimant que ces pratiques doivent faire l’objet d’une enquête parlementaire immédiate. À ses yeux, l’administration ivoirienne, censée être un pilier de neutralité et de justice sociale, trahit les principes républicains.

« C’est triste, très triste. Notre administration fait honte », martèle-t-il, exprimant une indignation largement partagée sur les réseaux sociaux, où sa déclaration a suscité de nombreuses réactions.

RHDP ou exclusion ? Une perception inquiétante

Le message est clair : dans l’imaginaire collectif dénoncé par JFK, ne pas être proche du parti au pouvoir équivaudrait à être exclu des opportunités.
« Quand on n’est pas RHDP, on n’aura rien dans ce pays », résume-t-il, pointant une perception qu’il juge dangereuse pour la cohésion nationale et la confiance des citoyens envers les institutions.

Le cas Anne Désirée Ouloto soulève des interrogations

Autre point soulevé dans cette sortie : l’ex-ministre de la Fonction publique, Anne Désirée Ouloto, que Jean-François Kouassi estime devoir être auditionnée, mais qui est devenue entre-temps députée. Une situation qui, selon lui, renforce le sentiment d’impunité et alimente la colère d’une jeunesse déjà désabusée.

“La jeunesse n’est pas d’accord”

Jean-François Kouassi se veut la voix d’une jeunesse frustrée et déterminée à ne plus se taire. Pour lui, ces pratiques n’ont pas leur place dans une République qui se veut démocratique et équitable.

Son message est sans équivoque : la jeunesse dit non, la République doit réagir, et les institutions doivent rendre des comptes.

(Photos : page de Serif Tall)

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