Un échange public entre Kedjevara et Serge Beynaud a récemment retenu l’attention des fans et des observateurs de la scène musicale ivoirienne. En cause : une divergence de lecture autour du soutien que chacun estime avoir apporté à l’autre lors de leurs événements respectifs.
Tout démarre avec une prise de parole de Serge Beynaud. L’artiste explique qu’il a accordé 15 minutes de scène à Kedjevara pendant son concert afin de lui permettre de promouvoir le sien. Il évoque aussi le partage de son affiche à plusieurs reprises et un appel passé après le concert pour acheter des tickets, en signe d’encouragement. Il précise par ailleurs qu’il n’a pas pu assister aux activités liées au concert de Kedjevara en raison d’engagements déjà pris ailleurs.
Pour Serge Beynaud, ces gestes constituent une forme claire de soutien, même en l’absence physique.
Kedjevara, de son côté, apporte une autre lecture. Il rappelle avoir quitté Bouaké et annulé une prestation pour répondre à l’appel de Serge Beynaud et venir se produire sur scène, sans cachet, afin de le soutenir. Ce qui semble l’avoir marqué, c’est surtout l’absence de Serge Beynaud lors des moments clés de son propre événement : conférence de presse, match de gala et concert.
Sans agressivité, mais avec une pointe de déception, Kedjevara souligne qu’il agit souvent ainsi « sans regret », dans un esprit de solidarité, laissant entendre qu’il aurait souhaité une réciprocité plus visible.
La réponse de Serge Beynaud viendra ensuite clarifier sa position avec un ton plus direct. Il insiste sur le fait qu’il avait clairement informé Kedjevara de son indisponibilité, liée à des contraintes contractuelles, et que chacun fait les sacrifices selon ses moyens et ses obligations.
Au-delà des mots, cet échange met en lumière une question fréquente dans le milieu artistique : qu’est-ce que “soutenir” réellement un confrère ? Est-ce offrir une visibilité médiatique et promotionnelle ? Ou être physiquement présent aux moments clés ?
Cette situation semble surtout révéler un décalage d’attentes plutôt qu’un conflit de fond. Deux artistes, deux perceptions, deux façons de comprendre la solidarité professionnelle.
Pour le public, cet épisode rappelle que derrière les collaborations apparentes, les relations entre artistes sont parfois plus complexes qu’il n’y paraît. Reste désormais à voir si cette incompréhension s’arrêtera à cet échange ou si les deux figures du coupé-décalé choisiront d’apaiser la situation loin des réseaux sociaux.































