Une réforme majeure touche le secteur des Véhicules de Transport avec Chauffeur (VTC) en Côte d’Ivoire. Le prélèvement de 4 % appliqué jusque-là sur le montant des courses est officiellement supprimé. À la place, chaque véhicule opérant dans le secteur devra désormais s’acquitter d’une patente de transport.
Fin du prélèvement de 4 %
Jusqu’ici, un prélèvement à la source de 4 % était appliqué sur chaque course effectuée via les plateformes de VTC. Ce mécanisme, jugé difficile à encadrer et à contrôler efficacement, disparaît au profit d’un système plus classique et plus structuré : le paiement d’une patente fixe par véhicule. L’objectif affiché par l’administration fiscale est clair : simplifier le dispositif, améliorer la traçabilité et instaurer une équité avec les autres acteurs du transport public.

Une patente pour chaque véhicule
Désormais, chaque véhicule VTC devra payer une patente de transport, indépendamment du volume de courses réalisées. Cette mesure vise à formaliser davantage le secteur et à mieux identifier les opérateurs en activité.

Qu’est-ce que cela change pour les usagers ?
Même si la réforme cible directement les chauffeurs et propriétaires de véhicules, les clients pourraient en ressentir les effets. Si le montant de la patente s’avère plus élevé que l’ancien prélèvement, certains chauffeurs pourraient ajuster leurs tarifs pour compenser cette nouvelle charge. À l’inverse, si le système est plus simple et moins coûteux, les prix pourraient rester stables.
Un secteur plus encadré
L’obligation de patente pourrait contribuer à réduire l’informel. Pour les usagers, cela signifie potentiellement : une meilleure identification des véhicules en règle, un cadre plus professionnel, davantage de contrôle administratif.
Cette réforme vise aussi à aligner les VTC sur les obligations fiscales des autres formes de transport. À terme, cela pourrait favoriser un environnement plus équilibré entre taxis traditionnels et plateformes numériques.
La suppression du prélèvement de 4 % marque un tournant dans la fiscalité des VTC en Côte d’Ivoire. Si la mesure concerne d’abord les opérateurs, ses répercussions pourraient toucher indirectement les usagers, notamment sur les tarifs et la structuration du secteur.
Reste désormais à observer comment les acteurs du marché s’adapteront à ce nouveau cadre.































