Ce classement prend en compte le Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, mais surtout les taxes additionnelles locales qui font grimper la note.
Nigeria : Incontestablement le premier. Malgré le TEC, le Nigeria applique des « levies » (taxes de protection) pouvant aller jusqu’à 70% sur certains produits (véhicules, riz) pour encourager la production locale.
Guinée : Les coûts logistiques et les taxes à l’importation y sont historiquement élevés, avec des procédures administratives souvent jugées complexes.
Libéria : Une forte dépendance aux importations et des taxes douanières qui pèsent lourdement sur le coût final des marchandises.
Sierra Leone : Similaire au Libéria, avec des frais de port et des droits de douane qui impactent fortement le pouvoir d’achat.
Gambie : Bien que ce soit un pays de transit, les taxes sur certains biens de consommation restent très élevées par rapport à la taille de son économie.
Ghana : Malgré une modernisation, les taxes comme la TVA (15%) combinée aux prélèvements pour l’éducation (GETFund) et l’assurance santé (NHIL) augmentent considérablement la facture douanière.
Sénégal : Le port de Dakar est efficace, mais la pression fiscale reste forte avec diverses taxes communautaires (PCS, PCC) et des droits de douane protecteurs.
Côte d’Ivoire : Les frais de port à Abidjan et les taxes spécifiques (comme sur les véhicules d’occasion) placent le pays dans le haut du tableau, bien que les réformes SEO simplifient les procédures.
Bénin : Traditionnellement un pays de transit, le Bénin a durci ses taxes douanières pour protéger son marché et réguler les flux vers le grand voisin nigérian.
Togo : Longtemps considéré comme le « port franc » de la région, le Togo a vu ses taxes s’ajuster aux normes régionales, restant compétitif mais avec une pression fiscale réelle.
Pourquoi ces différences ?
Il faut comprendre que tous les pays de la zone CEDEAO appliquent normalement le même Tarif Extérieur Commun (TEC), qui divise les produits en 5 catégories :
0% : Biens sociaux essentiels.
5% : Biens de première nécessité, matières premières de base.
10% : Produits intermédiaires.
20% : Biens de consommation finale.
35% : Biens spécifiques pour le développement économique (protection des industries locales).
Le coût réel explose à cause des taxes « hors douane » :
TVA locale : Elle varie entre 15% et 19% selon les pays.
Taxes spécifiques : Accises sur le tabac, l’alcool ou les voitures puissantes.
Prélèvements communautaires : Taxe de l’Union Africaine (0,2%), Taxe CEDEAO (0,5%).
Frais de dépose-conteneur : Les surestaries et frais de portage qui doublent parfois le coût initial.































