L’Unité 15 de Jaxaay est sous le choc. Ce qui n’était au départ qu’une interpellation pour mœurs a muté en une affaire de pédocriminalité d’une ampleur terrifiante. Ivans Abotxy, ressortissant ghanéen, est au cœur d’un système de prédation méthodique visant des enfants de 7 à 10 ans. Récit d’une enquête qui glace le sang.

Le « musée » de l’horreur numérique
L’exploitation de l’ordinateur portable du suspect a scellé son sort. Les enquêteurs y ont découvert une bibliothèque de la perversité : 36 vidéos montrant explicitement Ivans Abotxy en train d’abuser de mineurs. Plus troublant encore, 84 autres fichiers mettent en scène un ressortissant chinois dans des actes similaires, suggérant l’existence d’un réseau ou d’un partage de contenus pédopornographiques sordides.

Des bonbons et des pièces de 100 FCFA pour prix du silence
Dans la chambre du prédateur, les policiers ont mis au jour l’attirail classique, mais terriblement efficace, du « chasseur d’enfants ». Des paquets de chips, des montagnes de bonbons, des sucettes, des consoles de jeux et des pièces de 50 et 100 FCFA.
Ce n’était pas de la générosité, mais des appâts. Avec ces quelques pièces et ces friandises, l’individu achetait non seulement l’approche, mais surtout le silence de victimes vulnérables, issues du quartier.
Le bilan des victimes s’alourdit
Alors que l’enquête ne visait initialement que 5 victimes, le chiffre officiel vient de passer à 9 enfants identifiés. Malheureusement, les autorités craignent que la liste ne s’allonge au fur et à mesure que les langues se délient.
Les réquisitions médicales sont sans appel : elles confirment les viols répétés et les actes de barbarie subis par ces jeunes garçons, traumatisés à vie pour une poignée de bonbons.































