En Guinée équatoriale, la venue du pape Léon XIV n’est pas encore une affaire de foi, mais déjà une affaire de facture. Pour financer la visite du Saint‑Siège prévue à Malabo du 21 au 23 avril 2026, le gouvernement aurait imposé une retenue sur les salaires des fonctionnaires et des militaires, en février dernier.
Selon plusieurs médias, des montants compris entre 20 000 et 55 000 francs CFA ont été retirés directement sur les paies, sous prétexte de “contribution” à l’organisation de l’événement.
Des étudiants obligés de payer pour un tee‑shirt à l’effigie du pape
Mais la note ne s’arrête pas là. À l’université nationale de Guinée équatoriale (UNGE), à Malabo, une circulaire officielle oblige les étudiants à porter une tenue spéciale le jour de la visite papale, au prix de 10 000 francs CFA (environ 15 euros).
Pour beaucoup, c’est une double sanction : d’un côté, ils voient leurs parents grignoter leurs salaires, et de l’autre, ils doivent payer de leur poche pour “assister” à un spectacle religieux orchestré par le pouvoir.
Malabo se prépare, la population grogne
En attendant, la ville de Malabo s’habille de ses plus beaux atours : rues nettoyées, bâtiments peints, décorations partout pour accueillir la venue du pape Léon XIV.
Sauf que, tandis que les autorités parlent d’événement spirituel, la population parle d’imposture, de retenue forcée et d’obligation déguisée. Dans la rue comme sur les réseaux, la question fuse : qui paie vraiment la visite du pape ? Les caisses publiques ou les poches des citoyens ?































