Au début des années 2000, le groupe Ayano & Guigi dominait les charts avec un style inspiré du Yussumba.
Mais alors que le succès était à son apogée, le groupe s’est volatilisé. Pour beaucoup, Ayano était devenu un souvenir, voire un artiste « mort » selon certaines rumeurs folles circulant au Gabon ou au Togo. Pourtant, l’artiste l’affirme : il n’a jamais arrêté la musique, continuant de créer dans l’ombre, notamment avec le titre « Sophia » qui a récemment buzzé sur TikTok sans que le public ne sache qu’il en était l’auteur.
La vérité sur la séparation : Une trahison familiale
C’est le moment le plus fort de l’interview. Accusé pendant 20 ans d’avoir « doublé » ses partenaires pour s’installer en Europe, Ayano livre enfin sa part de vérité
L’artiste révèle que le conflit est né d’une opportunité de voyage en Espagne. Alors qu’il se battait pour que tout le groupe (y compris son frère Manè et son ami Jambill) obtienne des visas, une trahison interne a tout fait basculer. Ayano raconte avec émotion que son propre frère, Manè, aurait proposé au promoteur de vendre le passeport de Jambill pour financer son propre billet d’avion.
Submergé par l’émotion, Ayano explique avoir gardé le silence pendant 20 ans pour protéger ses proches, au détriment de son honneur :
« Je l’ai fait par amour… Je me suis retrouvé dans des endroits où les gens me regardaient bizarrement, comme si j’étais le méchant, mais on m’accuse de quelque chose qui n’est pas vrai.«
Entre galères européennes et retour à la musique
Son exil en Europe n’a pas été de tout repos. Entre la nécessité de subvenir aux besoins de sa famille et sa passion pour l’art, Ayano a dû faire des choix. Il a monté ses propres entreprises tout en continuant à se produire discrètement sur scène.
Aujourd’hui, Ayano ne cherche plus la compétition. Il revient avec une vision plus mature de l’industrie, conscient que le digital a changé la donne. Il collabore désormais avec la nouvelle génération, notamment avec des artistes comme Jojo le Barbu ou Landry Blessing, prouvant que son talent reste intact.
Un nouveau départ
Libéré de ce poids du passé, Ayano se dit « vidé » et « léger » après ces révélations.Pour ses fans, le message est clair : il est bien vivant, son art n’est pas mort, et il est prêt à reconquérir le cœur du public ivoirien.
Regardez l’interview complète ici : AYANO DANS THE CODE































