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Politique

Côte d’Ivoire : Soupçons de blanchiment de capitaux, le Pôle Pénal Économique et Financier cible l’entourage de Stéphane Kipré

Une nouvelle affaire de criminalité financière secoue la sphère politique ivoirienne. Le Pôle Pénal Économique et Financier (PPEF) a officiellement ouvert une enquête pour blanchiment de capitaux présumé visant plusieurs proches collaborateurs de Stéphane Kipré, acteur politique et gendre de l’ancien président Laurent Gbagbo.

Des flux financiers sous surveillance

L’enquête s’inscrit dans une offensive plus large des autorités ivoiriennes pour assainir le système financier national et sortir le pays de la « liste grise » du Groupe d’action financière (GAFI). Selon les premières informations, le PPEF s’intéresse à des mouvements de fonds jugés suspects sur plusieurs comptes bancaires liés à des sociétés appartenant à l’entourage immédiat du président de l’ex-UNG.

Les enjeux de l’enquête

Les investigations portent sur :

Vérifier la traçabilité de capitaux injectés dans divers projets immobiliers et commerciaux. Analyser si des circuits complexes ont été utilisés pour dissimuler l’identité des véritables bénéficiaires. Déterminer si ces activités financières ont un lien avec le financement d’activités politiques ou si elles relèvent strictement du domaine privé.

Un contexte de réformes judiciaires

Cette procédure intervient alors que la Côte d’Ivoire a considérablement renforcé son arsenal législatif contre le blanchiment d’argent en 2025, passant à 30 recommandations conformes aux standards internationaux. La mise en cause de personnalités proches de figures de l’opposition souligne la volonté affichée du gouvernement de démontrer que « nul ne doit tirer profit de son délit », quelle que soit son appartenance politique.

Pour l’heure, Stéphane Kipré qui a récemment marqué l’actualité par sa prise de distance avec la ligne officielle du PPA-CI pour les législatives ne s’est pas exprimé officiellement sur ces accusations visant ses proches. Ses conseils devraient toutefois contester la validité de ces poursuites, souvent qualifiées par l’opposition de « harcèlement judiciaire » à l’approche des échéances électorales.

Le PPEF, de son côté, poursuit ses auditions et n’exclut pas des gels d’avoirs à titre conservatoire dans les prochains jours.

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