Le militant panafricaniste Kemi Seba a été arrêté en Afrique du Sud le 15 avril 2026, confirmant ainsi les informations relayées ces dernières heures sur les réseaux sociaux et dans certains médias. Selon plusieurs sources concordantes, son interpellation a eu lieu à Pretoria, où il a été appréhendé par les autorités locales.
Les circonstances de l’arrestation
D’après les autorités sud-africaines, l’interpellation remonte en réalité au lundi 13 avril. Kemi Seba aurait été arrêté en compagnie de l’un de ses fils pour des faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe, notamment par le fleuve Limpopo. Actualite Un complice, François van der Merwe, aurait reçu environ 250 000 rands (soit environ 13 000 euros) pour organiser ce passage clandestin. Selon les autorités sud-africaines, ils comptaient poursuivre leur route vers l’Europe.
Le contexte judiciaire
Dans la nuit du 7 décembre 2025, des soldats des Forces armées béninoises avaient annoncé à la télévision nationale le renversement du président Patrice Talon. Kemi Seba avait salué l’événement sur ses réseaux sociaux, qualifiant ce jour de « libération ». Le 12 décembre 2025, la justice béninoise avait émis un mandat d’arrêt international contre lui pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion. Africa24 TV
Les charges renforcées
L’enquête s’est accélérée suite à l’arrestation d’un certain Agbaza, présenté comme un exécutant de Seba. Des enregistrements audios compromettants découverts dans son téléphone impliqueraient directement l’activiste dans un plan visant à semer des troubles au Bénin. NetAfrique
La suite de la procédure
Les suspects ont comparu brièvement devant le tribunal de première instance de Brooklyn à Pretoria. Leur comparution a été reportée au 20 avril 2026. Ils ont été placés en détention provisoire, une procédure d’extradition étant en cours. Oeil d’Afrique
Le parcours récent de Kemi Seba
Depuis la crise entre le Bénin et le Niger, Kemi Seba s’était installé au Niger, où il avait obtenu l’exil politique, un passeport diplomatique et le poste de conseiller spécial du président Tiani. Afrique sur 7
L’audience du 20 avril sera déterminante pour statuer sur l’extradition vers le Bénin.































