Le président exécutif du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Sébastien Dano Djédjé, a sévèrement critiqué le processus de gestion du contentieux de la liste électorale en Côte d’Ivoire, lors d’une conférence de presse donnée le 8 avril 2025. Selon lui, ce processus a été « volontairement biaisé », compromettant ainsi la transparence et la fiabilité des élections à venir.
« Nous dénonçons les graves irrégularités qui compromettent le contentieux de la liste électorale. Le processus a été volontairement biaisé », a déclaré M. Djédjé, précisant que « 100% des requêtes » du PPA-CI avaient été rejetées dans la région du Tchologo, dans le nord du pays.
Il a exprimé son incompréhension face à cette situation : « Pourquoi avoir accepté les requêtes dans le Poro et les refuser dans les autres régions du Nord ? La Commission électorale indépendante (CEI) n’a pas le droit de refuser qu’un citoyen dépose ses réclamations », a ajouté M. Dano Djédjé, dénonçant ce qu’il considère comme des « irrégularités graves ».
Loin d’être satisfait par la situation actuelle, il a mis en doute la capacité de la CEI à organiser un scrutin transparent. « La CEI actuelle n’est pas digne de confiance et ne peut pas organiser un scrutin transparent. Nous demandons un nouvel organe électoral consensuel », a affirmé le président exécutif du PPA-CI, réclamant un audit complet de la liste électorale.
Laurent Gbagbo sur la liste électorale : un engagement du PPA-CI
Dans le même temps, M. Djédjé a rappelé que le PPA-CI continuerait de revendiquer l’inscription de l’ex-président Laurent Gbagbo sur la liste électorale, affirmant que « cette réclamation sera effective ». Le parti met donc tout en œuvre pour garantir la fiabilité de la liste électorale, un point essentiel pour la légitimité des élections à venir.
Réactions à la grève des enseignants : « Discuter plutôt que réprimer »
Sébastien Dano Djédjé n’a pas manqué de réagir à la grève des syndicats d’enseignants, qui perturbe le système éducatif ivoirien depuis plusieurs jours. Plutôt que d’adopter une position répressive, il a appelé à un dialogue ouvert : « Au lieu d’embastiller les syndicalistes, il vaut mieux discuter avec eux », a-t-il suggéré, soulignant l’importance de la négociation pour résoudre les crises sociales.































