La récente tentative d’implantation des dozos dans le canton Diéko, situé dans le département de Lakota, suscite une vive opposition de la part des habitants locaux. Les dozos, membres de confréries traditionnelles de chasseurs, sont perçus avec méfiance par une partie de la population, notamment en raison de leur implication passée dans des conflits armés et des accusations de violations des droits humains.
Le 25 mars 2025, la Fédération Nationale des Confréries Dozo de Côte d’Ivoire (FENACODO-CI) a désigné M. Kouakou Kambou comme représentant dans les localités de Djidjédou, Gbéko, Kokodougou et Zabré, conformément à ses statuts. Cependant, cette nomination a été mal accueillie par les résidents du canton Diéko, qui craignent une déstabilisation de leur communauté.

Des voix locales, telles que celle de M. Zidago A. B., expriment des inquiétudes quant à l’arrivée des dozos, évoquant les traumatismes liés aux crises électorales passées et la réputation controversée de ces groupes. D’autres, comme Mme Traoré M., estiment que la présence des dozos pourrait compromettre la cohésion sociale existante entre les différentes communautés du canton.
Bien que la FENACODO-CI affirme que l’installation de ses membres vise à promouvoir la paix et la stabilité, les autorités préfectorales, informées de la situation, n’ont pas encore fixé de date pour une rencontre avec le nouveau représentant. Cette affaire met en lumière les tensions persistantes autour de la présence des dozos en Côte d’Ivoire et la nécessité d’un dialogue inclusif pour apaiser les craintes des populations locales.































