Arrivé à la tête de l’État en 2010, après une crise électorale douloureuse, Alassane Ouattara a dirigé la Côte d’Ivoire pendant trois mandats, jusqu’en 2025. Son arrivée au pouvoir marquait l’espoir d’un nouveau départ pour un pays meurtri, avec de grandes attentes en matière de paix, de développement et de réconciliation.
Quinze ans plus tard, le pays a changé. Routes, ponts, stades, universités, chaînes de télé : le visage de la Côte d’Ivoire s’est modernisé. Sur le plan économique, la croissance a été au rendez-vous, et le pays s’est imposé comme l’un des moteurs économiques de l’Afrique de l’Ouest.
Mais cette progression n’a pas été sans critiques. Inégalités sociales persistantes, sentiment de marginalisation, corruption, ou encore manque de réels progrès dans la réconciliation nationale : certains aspects de la gouvernance restent contestés.
Dans ce bilan, nous passons en revue les avancées concrètes et les points faibles des trois mandats d’Alassane Ouattara, pour offrir une lecture équilibrée de son passage à la tête du pays en attendant sa décision de se répresenter pour un 4eme mandat à la sortie du congrès du RHDP
Réalisations majeures
Développement des infrastructures
- Stades : Passage de 2 à 6 stades, notamment avec la construction du Stade Alassane Ouattara d’Ebimpé, d’une capacité de 60 012 places, inauguré en 2020.
- Ponts : Abidjan est passée de 2 à 5 ponts, facilitant la circulation et désengorgeant la ville.
- Universités : Augmentation de 2 à 8 universités publiques, incluant la réhabilitation de l’université de Cocody et la création de nouvelles institutions à l’intérieur du pays.
- Chaînes de télévision : Expansion de 2 à 7 chaînes, diversifiant l’offre médiatique nationale.
Croissance économique soutenue
- Entre 2012 et 2019, la Côte d’Ivoire a enregistré une croissance moyenne du PIB réel de 8,2 %, l’une des plus élevées en Afrique subsaharienne.
- Malgré la pandémie de COVID-19, le pays a maintenu une croissance positive de 2 % en 2020.
- Les projections pour 2025 estiment le PIB à 227,7 milliards de dollars en parité de pouvoir d’achat (PPA).
Stabilité politique relative
- Après la crise post-électorale de 2010-2011, le pays a connu une période de stabilité, favorisant les investissements et le développement.
- Des efforts ont été faits pour améliorer la gouvernance et renforcer les institutions démocratiques.
Défis persistants
Inégalités sociales et pauvreté
- Malgré la croissance économique, les bénéfices ne sont pas équitablement répartis, avec des disparités persistantes entre les zones urbaines et rurales.
- Le développement humain reste un défi, avec des taux de scolarisation et d’espérance de vie à améliorer.
Corruption et gouvernance
- La lutte contre la corruption n’a pas été une priorité majeure, avec des scandales financiers récurrents et une transparence limitée dans la gestion publique.
- L’indépendance de la justice reste une préoccupation, avec des interférences politiques signalées.
Défis environnementaux
- La déforestation massive, notamment pour la culture du cacao, a entraîné une perte significative de biodiversité, mettant en danger des espèces emblématiques comme les éléphants.
































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