Une scène d’une rare horreur a secoué la tranquillité du village de Touadji 2, localité rattachée à la commune de Méagui, dans le Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Dans la soirée du lundi 26 mai 2025, plusieurs corps de nourrissons en état de décomposition ont été découverts dans la fosse septique d’un WC traditionnel situé dans la concession d’un habitant du village.
Selon des sources locales, tout est parti d’une odeur pestilentielle persistante qui empestait la cour de M. G.R., propriétaire des lieux. D’abord convaincu qu’il s’agissait d’un animal mort abandonné par un chat, l’homme a entrepris une fouille minutieuse de sa maison, sans succès. C’est en suivant l’intensité de l’odeur qu’il a finalement été conduit vers ses latrines, situées à l’écart de l’habitation.
Avec l’aide d’un proche, G.R. réussit à déplacer la dalle recouvrant la fosse. Ce qu’ils y découvrent dépasse l’entendement : plusieurs corps de bébés gisant dans la pénombre, certains avec des membres détachés. Immédiatement, les deux hommes alertent les habitants du quartier ainsi que les forces de l’ordre.
La police s’est rapidement rendue sur les lieux pour constater les faits et ouvrir une enquête. Mais compte tenu de l’heure avancée, les agents ont suspendu leur intervention pour la reprendre le lendemain matin, mardi 27 mai, en présence du procureur de la République de Soubré.
Six corps de nourrissons en état de décomposition ont déjà été extraits de la fosse. Les enquêteurs soupçonnent que d’autres cadavres pourraient encore s’y trouver, ce qui a conduit à la suspension temporaire des opérations de récupération.
Fait troublant : la concession où cette découverte a été faite est située juste en face du nouvel hôpital général de Méagui, séparée uniquement par la route nationale reliant Soubré à San Pedro. Ce détail relance plusieurs hypothèses, notamment celle d’un possible lien avec des pratiques clandestines d’ensevelissement de fœtus issus d’avortements illégaux ou d’enfants mort-nés.
À ce stade, aucune arrestation n’a été signalée, mais les premières investigations s’orientent vers des réseaux informels opérant dans la discrétion. Le propriétaire de la concession, encore sous le choc, dit ne pas comprendre comment sa fosse septique a pu servir de lieu d’abandon à ces dépouilles.
Une chose est certaine : cette affaire suscite une vive émotion à Touadji 2 et au-delà. Les habitants attendent avec impatience les conclusions de l’enquête judiciaire, qui pourraient révéler de lourds secrets sur des pratiques jusque-là inconnues dans la région.































