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Akim, le « Prince de Lausanne » : star de la sape ou roi de la frime ?

L’homme qui dépense plus qu’il ne parle

Dans l’univers du bling-bling congolais, Akim alias le Prince de Lausanne s’impose comme une figure… controversée. À mi-chemin entre sapeur, influenceur et animateur de coulisses, il cultive une image de flambeur élégant, déambulant dans les boutiques de luxe de Paris, Milan ou Genève comme un mannequin hors podium.

Costumes Hermès, vestes Louis Vuitton, chaussures Berluti, lunettes Dior, manteaux Balenciaga… Le personnage n’existe qu’à travers l’éclat de ses marques. Et il l’assume : « Je suis un homme de classe, pas un figurant », aime-t-il rappeler à ceux qui le critiquent. Sa garde-robe vaudrait à elle seule plus que certains salaires annuels de ses abonnés.

Luxe, caméra et prétentions

Ce goût du luxe n’est pas gratuit. Akim se met en scène. Il filme tout, commente tout, fait la promo de chaque costume comme s’il s’agissait d’un événement national. À Lausanne, il se fait photographier devant les vitrines Chanel. À Paris, il flâne sur l’avenue Montaigne. À Milan, il se filme en train d’essayer des trenchs à 8 000 €. Akim ne vend pas la sape, il vend son personnage.

Son Instagram ? Une vitrine d’opulence. Des looks millimétrés, des selfies en jet privé (souvent loué), des séquences en boîte VIP avec des légendes comme “C’est pas pour les pauvres”. Tout est pensé pour impressionner. Et provoquer.

Mais que vend-il, au juste ?

C’est là que le bât blesse. Car derrière cette vitrine de luxe, peu de gens peuvent vraiment dire ce que fait Akim de ses journées. Est-il manager ? Ambassadeur de marques ? Investisseur ? Influenceur ? Ou simplement un flambeur en quête d’attention ?

Ses ennemis dans la sape, comme certains membres des Léopards ou figures du quartier Matonge à Paris, l’accusent de « jouer les stars sans avoir la carrière », de n’être qu’un figurant de soirées VIP, vivant de buzz et de noms-droppings (Maître Gims, JB Mpiana, Koffi Olomidé).

Un flambeur célébré… mais respecté ?

Pourtant, certains artistes congolais et ivoiriens reconnaissent à Akim un talent de “connecteur” entre les scènes musicales africaines et européennes. Il sait attirer l’attention, organiser des évènements, et faire le show, même sans micro. Il a également été aperçu aux côtés de plusieurs célébrités musicales de premier plan, ce qui entretient son image de VIP officieux du showbiz afro.

Akim, le Prince de Lausanne, est à la sape ce que les influenceurs sont à la mode : un amplificateur de visibilité, un roi de l’image, un as du storytelling.
Mais dans un monde de plus en plus exigeant, sa notoriété basée sur le style risque d’avoir besoin de fond. Car les costumes ne suffisent plus à faire le respect. Et si Akim est riche en marques, certains estiment qu’il lui manque une vraie marque de fabrique.

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