Le 14 juillet 2025, une note interne signée par la Direction générale du Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose a créé la surprise et la polémique. Le document annonçait l’interdiction formelle du port de greffages, de perruques ainsi que la pratique de la dépigmentation au sein de l’institution.

Selon cette note, la décision visait à préserver l’image du Grand Théâtre et à promouvoir les valeurs culturelles panafricaines. Elle devait entrer en vigueur immédiatement.
Mais la réaction du public ne s’est pas fait attendre. Rapidement relayée sur les réseaux sociaux, cette note a provoqué un véritable tollé, accusée de bafouer les libertés individuelles et de discriminer indirectement certaines pratiques esthétiques courantes chez les femmes.
Un retour en arrière face à la controverse
Consciente de la polémique suscitée, la Direction générale du Grand Théâtre est sortie du silence ce lundi, en publiant un communiqué officiel pour clarifier sa position.
Elle affirme que le message initial s’inscrivait dans un cadre strictement professionnel, avec pour but de renforcer chez les employés l’adhésion aux valeurs fondamentales de l’institution, notamment en matière de rigueur, de discipline et de fierté culturelle.
Cependant, elle reconnaît que la communication a été mal interprétée. Le ton jugé autoritaire et le contenu du document ont été perçus comme une atteinte aux libertés fondamentales, notamment la liberté de se coiffer, de se maquiller ou de choisir son apparence physique.
« Loin de nous l’idée de porter atteinte à la dignité humaine ou aux libertés individuelles », a précisé la direction, qui regrette « les malentendus » et admet que la note a été « sortie de son contexte ».
Retrait officiel de la note
Soucieuse d’apaisement et soumise aux principes républicains qui garantissent le respect des droits humains, la Direction générale, sur instruction de sa tutelle, a finalement annoncé le retrait pur et simple de la note de service.
Cette décision vise à réaffirmer l’attachement du Grand Théâtre national aux valeurs d’inclusivité, de diversité et de dignité, tout en préservant la vocation culturelle de l’institution.































