Le très attendu showcase de l’artiste ivoirien Himra à Londres, ce samedi 20 juillet 2025, a viré à la déception pour une partie de ses fans. Prévu pour être une célébration musicale dans une ambiance survoltée, l’événement a brusquement tourné court après un incident survenu au cœur de la foule.
Le show, annoncé de 17h à 23h, avait pourtant bien commencé. La salle était comble, aussi bien du côté VIP que du grand public. Andrea Ahuile, une spectatrice présente au VIP, raconte une ambiance électrique dès l’arrivée de l’artiste sur scène vers 22h. Le public, debout, s’était massé au bas du podium, transporté par l’énergie de Himra. « On est dans le show, on kiffe, tout se passe bien », décrit-elle.
Mais la fête a été interrompue brutalement lorsqu’une bagarre a éclaté entre deux spectateurs qui se disputaient une meilleure vue pour filmer l’artiste. Une scène confuse, vite maîtrisée par le public lui-même, mais qui a suffi à faire réagir Himra. Ce dernier a stoppé la musique, fait monter l’un des bagarreurs sur scène, puis l’a prié de quitter la salle. Le jeune homme refusant de sortir malgré les consignes, l’artiste a préféré quitter la scène… sans jamais revenir.
Le public, resté sur place en espérant un retour, a finalement été informé par l’animateur que le show était terminé.
Le public, resté sur place en espérant un retour, a finalement été informé par l’animateur que le show était terminé.
Une décision qui n’a pas été bien accueillie. Pour Andrea Ahuile et d’autres fans, la réaction de Himra est perçue comme un manque de considération : « Si un truc comme ça était arrivé à Abidjan, je ne pense pas qu’il aurait mis fin au concert. » Pour certains, cette attitude contraste avec celle d’autres artistes africains, notamment nigérians, qui, selon eux, font preuve de plus de professionnalisme à l’international.
Bien que Himra ait interprété son titre phare “Number One”, l’amertume reste vive. En cause : un sentiment d’irrespect envers un public expatrié qui s’est mobilisé en nombre, souvent au prix de sacrifices, pour venir soutenir son artiste.
Une soirée pleine de promesses… mais au goût amer pour beaucoup.
Témoignage : Andrea Ahuile































