La scène politique ivoirienne s’est tendue davantage ce vendredi, à la suite de l’annonce par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan du placement en détention de deux personnalités du Parti des Peuples Africains Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Cette décision, liée à l’enquête sur l’incendie d’un bus de la SOTRA et la dégradation d’un véhicule de police le 1er août dernier, s’appuie sur des témoignages recueillis lors d’auditions menées sans assistance d’avocats. Ces déclarations ont désigné l’ancien ministre de la Défense Lida Kouassi Moïse et l’ex-ambassadeur Koné Boubakar, conduisant à leur placement sous mandat de dépôt, en même temps que d’autres personnes citées dans l’affaire.

Dans un communiqué signé par Me Habiba Touré, le PPA-CI dénonce une violation flagrante des dispositions protégeant les anciens membres du gouvernement et dirigeants d’institutions nationales. Le parti critique également la diffusion d’images présentées comme des aveux, y voyant un outil de communication politique destiné à discréditer ses cadres et à intimider ses militants, en pleine mobilisation contre un éventuel quatrième mandat du président Alassane Ouattara.
Le PPA-CI accuse le pouvoir de détourner l’attention des véritables enjeux politiques par des manœuvres judiciaires dépourvues, selon lui, de preuves tangibles. Il exige le respect strict des droits de la défense, la fin des accusations publiques non fondées et réaffirme sa détermination à défendre les libertés publiques, à s’opposer à toute révision anticonstitutionnelle de la limitation des mandats présidentiels et à poursuivre le combat pour l’alternance démocratique.































