Au lendemain de la grande mobilisation du 9 août à Abidjan, des voix critiques ont accusé les manifestants d’avoir tenu des propos à caractère xénophobe. Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), par la voix de sa porte-parole Me Habiba Touré, a tenu à clarifier sa position : « Nous ne cautionnons aucune parole de rejet ou de stigmatisation. Notre lutte ne vise pas des communautés, mais des pratiques politiques injustes. »
Dans son communiqué, le parti de Laurent Gbagbo rappelle que la Côte d’Ivoire s’est construite sur la diversité et que l’unité nationale demeure une valeur cardinale : « Le PPA-CI ne saurait être associé à des discours qui divisent. Au contraire, nous défendons la cohésion entre tous les fils et filles du pays, sans distinction d’origine. »
Le PPA-CI accuse par ailleurs le pouvoir d’exploiter la question identitaire pour détourner l’attention des véritables enjeux : la gouvernance, la justice équitable et la transparence électorale. « Le danger réel n’est pas dans des propos isolés rapportés ici et là, mais dans l’instrumentalisation de la justice et l’impunité accordée à certains responsables politiques », souligne Me Habiba Touré.
Alors que le Procureur de la République a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les vidéos de la marche, le PPA-CI dénonce une justice « à deux vitesses », rappelant que des propos controversés tenus par un ministre contre le président du PDCI n’ont, eux, donné lieu à aucune poursuite.
En conclusion, le parti appelle ses militants et sympathisants à rester mobilisés dans la dignité et à rejeter toute dérive communautaire : « Notre cause est noble, elle s’inscrit dans le combat pour une Côte d’Ivoire unie, démocratique et respectueuse de toutes ses composantes. »
































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