La star ghanéenne du dancehall, Shatta Wale, de son vrai nom Charles Nii Armah Mensah Jr., a été libérée sous caution ce mercredi 20 août 2025, après son audition par l’Economic and Organised Crime Office (EOCO). L’artiste a obtenu une liberté provisoire fixée à 10 millions de cedis ghanéens, avec deux garants.
Accompagné de son avocat, Maître Cephas Biyuo, Shatta Wale s’était présenté de lui-même devant l’EOCO pour collaborer à l’enquête en cours. Son manager, Samuel Atuobi Baah alias Sammy Flex, a confirmé la libération conditionnelle, précisant que leur équipe juridique s’emploie à remplir toutes les formalités requises d’ici aujourd’hui.

Une enquête sur un Lamborghini Urus
L’affaire remonte à juin dernier, lorsque l’EOCO avait saisi un Lamborghini Urus de couleur jaune, modèle 2019, au domicile de l’artiste à Trassaco Valley. Selon un communiqué signé par le directeur exécutif par intérim de l’EOCO, Raymond Archer, la saisie faisait suite à une demande formulée dès 2023 par le FBI et le Department of Justice (DOJ) des États-Unis.
Les autorités américaines soupçonnent que le véhicule soit lié à Nana Kwabena Amuah, un ressortissant ghanéen condamné à 86 mois de prison aux États-Unis pour des crimes financiers. Dans le cadre d’un ordre de restitution estimé à 4,7 millions de dollars, le FBI et le DOJ devraient prochainement formuler une requête officielle pour le rapatriement du véhicule aux États-Unis.
Shatta Wale, une image fragilisée
D’après les révélations de l’EOCO, Shatta Wale avait demandé que la saisie ne soit pas rendue publique, craignant pour son image et sa carrière. L’affaire, désormais médiatisée, soulève toutefois de nombreuses questions autour des activités de son entreprise et de ses obligations fiscales.
Outre l’artiste, un ancien haut responsable du National Signal Bureau figure également parmi les personnes d’intérêt dans ce dossier. Tous deux pourraient être convoqués à nouveau pour de plus amples interrogatoires.































