Le jeudi 21 août 2025, une importante opération policière a eu lieu au siège du Congress for Democratic Change (CDC), principal parti d’opposition au Libéria, dirigé par l’ancien président George Weah et l’ancienne présidente Ellen Johnson Sirleaf. Cette intervention marque un nouvel épisode de tension entre le gouvernement actuel et le CDC.

Découverte préoccupante
Les forces de l’ordre ont mis au jour une cache inquiétante : des armes à feu, des munitions, des bombes artisanales décrites comme des « petro-bombs » ainsi que des passeports diplomatiques. Ces documents, certains à l’effigie de dirigeants du CDC, soulèvent des interrogations sur la nature exacte des activités conduites entre les murs du siège du parti.
Arrestations et réactions
Trois personnes ont été arrêtées durant cette opération. Parmi elles, figure un ancien commissaire de township de West Point, identifié comme William C. Wea (ou Joseph C. Wea dans certaines sources) . Lors de la prise d’assaut, l’un des suspects aurait même utilisé du gaz poivré contre les policiers, tandis qu’un autre prétendait ne s’y trouver que pour récupérer des effets personnels .
Démolition des installations du CDC
Parallèlement à ces arrestations, la police, aidée d’un huissier de justice, procède à une éviction ordonnée par un tribunal. Plusieurs structures appartenant au CDC ont déjà été démolies, dont :
- Le Munah E. Pelham Youngblood Vocational Centre
- L’arbre symbolique du Sycamore Tree
- D’autres bâtiments administratifs liés au parti
Ce démantèlement a provoqué un vif émoi public, certains dénonçant un usage excessif de la force, tandis que l’État justifie cette décision par une application stricte de la loi.
La découverte, au cœur de Monrovia, de ces armes et documents officiels relance les tensions entre le CDC et le gouvernement en place, dirigé par le président Joseph Boakai. Les observateurs locaux et internationaux, dont des partenaires tels que l’ONU et la CEDEAO, restent très attentifs à l’évolution de la situation .































