Le rejet de la candidature de Laurent Gbagbo par le Conseil constitutionnel a rebattu les cartes du jeu politique ivoirien. Alors que beaucoup pensaient le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPACI) affaibli, une nouvelle dynamique pourrait bien se dessiner autour d’une figure jusque-là en retrait : Ahoua Don Mello.
Une candidature de substitution ou une stratégie longuement mûrie ?
Certains observateurs voient dans la validation de la candidature d’Ahoua Don Mello plus qu’un simple plan B. L’ancien ministre et proche de Laurent Gbagbo pourrait en réalité incarner la carte face cachée du PPACI : un candidat discret, consensuel, prêt à porter le flambeau du parti dans un contexte où le fondateur reste empêché.
Son profil technocrate, son parcours d’ingénieur reconnu et sa loyauté sans faille envers Gbagbo renforcent sa légitimité. Il apparaît comme l’homme capable de transformer l’épreuve de l’irrecevabilité en opportunité stratégique.
Une alliance PPACI – PDCI : l’équation gagnante ?
L’autre paramètre clé du scénario réside dans l’éventuelle union entre le PPACI et le PDCI. Si le parti de Gbagbo décidait de se ranger derrière Ahoua Don Mello et que le PDCI, lui aussi en quête de renouveau, s’y associait, une véritable force de frappe électorale verrait le jour.
Une telle coalition rassemblerait deux machines politiques historiques, disposant de bases militantes solides, d’un ancrage territorial profond et d’une mémoire politique qui parle encore aux électeurs. Dans ce cas, Ahoua Don Mello ne serait plus seulement un candidat crédible, il deviendrait un adversaire redoutable, capable de bouleverser les pronostics.
La perspective d’une victoire dès le premier tour
Dans ce scénario, la force cumulée du PPACI et du PDCI pourrait bien être déterminante. Face à un camp présidentiel certes structuré mais confronté à une usure du pouvoir, l’alliance d’opposition aurait l’avantage de la fraîcheur et de la surprise.
Ahoua Don Mello, peu clivant et doté d’un discours axé sur la compétence et la reconstruction nationale, pourrait séduire au-delà des bastions traditionnels. La combinaison de la puissance militante et de la recherche d’alternative pourrait créer un raz-de-marée électoral.
Une hypothèse à ne pas sous-estimer
Bien entendu, la politique ivoirienne reste faite d’incertitudes, d’alliances mouvantes et de calculs de dernière minute. Mais si ce scénario venait à se concrétiser, Ahoua Don Mello pourrait bien s’imposer comme l’homme de la surprise.
De “candidat de substitution”, il passerait alors à candidat de coalition, avec une chance réelle de s’imposer dès le premier tour de la présidentielle.































