Le hall d’arrivée de l’aéroport d’Abidjan a encore vibré d’émotion. Cent trente migrants ivoiriens, bloqués en Libye dans des conditions souvent précaires, ont foulé le sol national la semaine dernière. Parmi eux : 78 hommes, 25 femmes et 27 mineurs.
Il ne s’agit que d’une première vague sur les 170 personnes que les autorités attendent dans les prochains jours. Mais déjà, le dispositif d’accueil s’est mis en branle : en plus des retrouvailles avec les familles, un encadrement institutionnel est prévu pour éviter que ces retours ne se transforment en impasse.
Gaoussou Karamoko, directeur général des Ivoiriens de l’extérieur, rappelle la rigueur du processus : « Beaucoup de migrants se déclarent ivoiriens. Nos ambassades ont dû vérifier chaque identité avant d’autoriser le retour. » Résultat : une liste fiable et validée, qui permet aujourd’hui de gérer les arrivées au cas par cas.
Au-delà du simple billet d’avion, l’opération inclut un accompagnement complet : accueil à l’aéroport, évaluation des besoins, puis un programme de réintégration sociale et économique. Quatorze structures publiques sont mobilisées aux côtés de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Si le rapatriement marque pour beaucoup la fin d’un périple périlleux, il symbolise aussi un nouveau départ : celui de la reconstruction d’une vie en Côte d’Ivoire, loin des mirages de l’exil forcé.































