Le procureur d’Abidjan, Braman Koné, a apporté des éclaircissements sur l’affaire des interpellations opérées par des individus encagoulés, qui suscitent de vives inquiétudes au sein de l’opinion publique.
Une polémique qui enfle
Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent pour dénoncer le mode d’arrestation de certains cadres et militants de l’opposition, conduits par des hommes masqués vers des lieux inconnus. Le cas le plus récent, celui d’Ibrahim Zigui, cyberactiviste proche du Parti de Laurent Gbagbo resté introuvable plusieurs jours après son arrestation, a alimenté les soupçons et ravivé la polémique.

« Chaque unité a sa méthode d’interpellation »
Invité mercredi 17 septembre 2025 à un atelier organisé au Plateau par la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance, en partenariat avec la CEI et Meta, Braman Koné a tenu à rassurer.
Selon lui, les pratiques observées ne sont pas contraires à la loi :
« Chaque unité, saisie par le procureur, a sa méthode d’interpellation. Dans plusieurs pays, il est courant que des officiers se présentent masqués lors des arrestations », a-t-il expliqué.
Le magistrat a souligné que le parquet est informé de toutes les interpellations, peu importe la méthode utilisée, et que les droits des personnes arrêtées notamment celui de se faire assister par un avocat sont garantis.
Un appel à éviter les rumeurs
Concernant les inquiétudes sur de possibles disparitions ou exécutions extrajudiciaires, le procureur a été ferme :
« Il n’y a pas de cas de disparition. Le parquet reste serein, contrôle l’activité et donne des instructions aux officiers de police judiciaire selon la gravité des faits. »
Il a toutefois regretté que certains avocats ou proches de détenus privilégient les réseaux sociaux pour alerter l’opinion publique au lieu de se tourner vers les services compétents.
Convocations par téléphone : une pratique assumée
Enfin, Braman Koné a confirmé que des convocations par téléphone peuvent être utilisées dans certains cas, selon la nature des faits et l’appréciation des officiers. Mais il a insisté :
« Une chose est sûre : vos droits seront respectés. »































