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Politique

Damana Pickass dénonce un “harcèlement politique” après des policiers filmant le siège du PPA-CI

Trois policiers ont été surpris mardi 30 septembre en train de filmer le siège du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) à Abidjan. L’incident a aussitôt suscité la réaction de responsables de la formation dirigée par l’ancien président Laurent Gbagbo.

Une scène inattendue à Cocody

Selon des sources proches du parti, les agents en uniforme circulaient devant le siège du PPA-CI, situé à Cocody Riviera Bonoumin, lorsqu’ils ont sorti leurs téléphones pour filmer le bâtiment. L’attitude des policiers a immédiatement attiré l’attention des occupants des lieux.

Alertés, le président du Conseil stratégique et politique (CSP), Koné Katinan, et son 2ᵉ vice-président, Damana Adia Pickass, sont sortis à leur rencontre.
Dans une vidéo, Koné Katinan interpelle les agents :

« Ce que nous vous demandons, c’est de respecter la procédure. Venez, frappez à la porte, présentez-vous comme policiers et dites ce que vous voulez filmer. »

Damana Pickass ajoute de son côté :

« Vous êtes les défenseurs de la loi, qu’est-ce qu’on peut faire contre vous ? »

Après un court échange, les policiers ont quitté les lieux sans incident.

Le PPA-CI dénonce un “harcèlement politique”

Dans un communiqué, le parti de Laurent Gbagbo dénonce un acte d’“espionnage et d’intimidation” de la part des forces de l’ordre. Le PPA-CI estime que la présence des policiers devant son siège s’inscrit dans une stratégie de harcèlement visant à fragiliser ses activités politiques.

Des tensions déjà vives autour du parti

Cet épisode survient dans un contexte particulièrement tendu. Le même jour, deux cadres du PPA-CI, Dahi Nestor et Blaise Lasm, ont été présentés devant un juge en vue d’un possible transfert au Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA).
Une autre responsable, Marie Odette Lorougnon, reste retenue à la préfecture de police, tandis que d’autres cadres convoqués lundi par le procureur de la République, Koné Barman, ont finalement été relâchés.

Lors d’une rencontre au palais de justice, le procureur a rappelé aux responsables du PPA-CI que tout acte troublant l’ordre public entraînerait des interpellations immédiates.

Une marche maintenue avec le PDCI-RDA

Malgré ces pressions judiciaires et sécuritaires, le PPA-CI et son allié, le PDCI-RDA, confirment l’organisation d’une marche commune le samedi 4 octobre à Abidjan. Présentée comme pacifique, la mobilisation vise à exiger l’ouverture d’un dialogue politique et des élections « inclusives et transparentes ».

Jusqu’à présent, les autorités judiciaires et sécuritaires n’ont fait aucune déclaration officielle sur l’incident du siège du PPA-CI ni sur les procédures en cours visant ses cadres.

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