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Politique

Le Vice-Président du PPA-CI, Damana Adia Pickass, Inculpé et Placé Sous Mandat de Dépôt

L’actualité politique et judiciaire en Côte d’Ivoire est marquée par le sort de Damana Adia Pickass, 2ᵉ Vice-Président du Conseil Stratégique et Politique (CSP) du Parti des Peuples Africains de Côte d’Ivoire (PPA-CI), formation politique de l’opposition dirigée par l’ancien Président Laurent Gbagbo.

Le Communiqué du Procureur Confirme l’Inculpation

Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a rendu public un communiqué, daté du 06 novembre 2025, confirmant la mise en œuvre d’une information judiciaire à l’encontre de Damana Adia Pickass.

L’interpellation de M. Pickass par les agents de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) a eu lieu le 06 novembre 2025.

Le communiqué énumère une série d’infractions graves, notamment pour actes de terroristes, assassinat, atteinte aux opérations électorales, participation et organisation d’un mouvement insurrectionnel, destruction volontaire de biens, et apologie de crimes.

À la suite de son audition, et conformément aux éléments du communiqué, Damana Adia Pickass a été inculpé et mis sous mandat de dépôt, signifiant son incarcération en attente de son procès.

L’arrestation de ce cadre influent du PPA-CI intervient dans un climat politique déjà tendu, notamment après l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

Les poursuites pour « mouvement insurrectionnel » et « appel à marcher » seraient directement liées aux prises de position récentes de M. Pickass sur les réseaux sociaux et lors de manifestations, contestant les résultats du scrutin et appelant à des actions de protestation.

Le parti de Laurent Gbagbo a promptement réagi, dénonçant une « instrumentalisation politique de la justice » et un « acharnement judiciaire » contre l’opposition. Le PPA-CI voit dans cette arrestation une tentative de museler la voix de la contestation et d’étouffer la démocratie.

Le parti a par ailleurs réclamé la libération immédiate de son vice-président.

Du côté du gouvernement, le porte-parole a réaffirmé que M. Pickass fait face à la justice en tant que citoyen pour des actes criminels et non pour ses opinions politiques.

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