La réélection du Président Paul Biya pour un huitième mandat continue de générer des réactions sur la scène internationale. Au lendemain de sa prestation de serment
le 6 novembre, le chef de l’État camerounais, âgé de 92 ans, a reçu les félicitations officielles de deux puissances mondiales aux intérêts divergents : la Chine et les États-Unis.

Soutien de Pékin et Maintien du Partenariat avec Washington
Le Président chinois Xi Jinping a été l’un des premiers à exprimer son soutien. Dans un message officiel, il a adressé ses « sincères félicitations » à M. Biya, saluant la confiance politique mutuelle renforcée et la coopération fructueuse qui unissent les deux pays depuis plusieurs décennies. Ces liens sont stratégiques, la Chine étant un partenaire économique majeur du Cameroun.

De son côté, les États-Unis ont également fait part de leurs vœux de succès par l’intermédiaire de leur ambassade à Yaoundé. Washington a affirmé sa volonté de poursuivre un partenariat « solide » avec le Cameroun. Ce partenariat se concentre traditionnellement sur des dossiers clés : La paix et la sécurité régionale (notamment la lutte contre Boko Haram). La prospérité partagée entre les peuples camerounais et américain.
Les Promesses d’un Huitième Mandat
Reconduit à la tête du pays pour sept années supplémentaires dans un contexte souvent qualifié de tendu par l’opposition locale, Paul Biya a esquissé les priorités de son nouveau septennat lors de son discours d’investiture. Le Président a promis de concentrer ses efforts sur des enjeux sociaux et sécuritaires cruciaux : La création d’emplois pour la jeunesse. Le retour à la paix dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise. La restauration de l’ordre sur l’ensemble du territoire national. Malgré ces signaux internationaux de reconnaissance, l’opposition camerounaise continue de contester la légitimité du processus électoral.































