Connectez-vous à nous

Hi, what are you looking for?

Politique

Guerre à l’orpaillage illégal : Alassane Ouattara sort l’artillerie lourde !

Alors que le gouvernement ivoirien intensifie la traque sur le terrain avec le déploiement de drones et la saisie de réseaux financiers, le dossier de l’orpaillage clandestin est devenu le théâtre d’un affrontement judiciaire et politique majeur entre le pouvoir et l’opposition.

Le dispositif sécuritaire : Tolérance zéro et arsenal technologique

Sous l’impulsion du Conseil National de Sécurité (CNS), le président Alassane Ouattara a donné un coup d’accélérateur aux opérations de répression. L’objectif affiché est de juguler un fléau qui cause un manque à gagner estimé à 4 500 milliards FCFA par an pour les caisses de l’État.

Les 4 piliers de l’offensive gouvernementale :

Déploiement de drones de surveillance

Trente drones de dernière génération survolent les zones à risque pour repérer les clairières suspectes en forêt dense, appuyés par des hélicoptères et des patrouilles fluviales.

Responsabilisation des autorités locales

Préfets, sous-préfets et chefs traditionnels sont désormais tenus d’organiser des réunions régulières de suivi (mensuelles en sous-préfecture, trimestrielles en département) pour identifier les réseaux.

Guerre aux réseaux financiers

La stratégie cible la tête de la pyramide via le gel des avoirs des complices, des propriétaires terriens et des bailleurs de fonds.

Opérations du GS-LOI

Le Groupement Spécial de Lutte contre l’Orpaillage Illégal, épaulé par la Gendarmerie et les Eaux et Forêts, a déguerpi plus de 1 100 sites et procédé à près de 4 500 interpellations entre janvier et juillet 2026.

Un impact réel mais des défis persistants

Selon les chiffres officiels, le nombre de sites clandestins est passé de 8 000 en 2022 à moins de 1 000 sur l’ensemble du territoire. Toutefois, dans le nord du pays, l’activité clandestine résiste en générant plusieurs dizaines de kilos d’or extraits quotidiennement.

Face à cette répression, les acteurs du secteur légal montent au créneau :

Le SAVOD-CI (Syndicat des acteurs de l’orpaillage villageois) propose la publication d’un Livre blanc pour accélérer la formalisation et la traçabilité des petites exploitations. Le GRAMCI appelle l’État à éviter un moratoire général qui risquerait de paralyser les opérateurs en règle du secteur minier.

Le terrain politique : Une judiciarisation inédite

La question environnementale et sécuritaire s’est muée en une crise politique ouverte entre le RHDP (au pouvoir) et le PPA-CI (opposition).

ActeurPosition / ActionCitation / Motif
Justin Koné Katinan (PPA-CI)Accuse le RHDP d’être le « seul responsable » du développement de l’orpaillage clandestin.Conférence de presse du PPA-CI
Amadou Coulibaly (Porte-parole du gouvernement)Qualifie les attaques de l’opposition de « malhonnêteté » et dénonce une volonté d’effrayer la population.« Ça fait cinq ans que ça existe… Pourquoi n’en parlent-ils pas ? C’est de la malhonnêteté »
Fabrice Lago (PPA-CI)Répond au ministre et défend le rôle de contrôle de l’opposition.« En quoi dénoncer l’orpaillage illégal ferait-il peur ? »
Le RHDPDépose une plainte formelle devant la justice contre Koné Katinan.Diffamation, injures publiques et diffusion de fausses nouvelles

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi

Société

Un vent de crise soufflerait sur l’Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC Polytechnique). Selon une correspondance individuelle, 59 agents non fonctionnaires...

Société

Le secteur de l’immobilier et du foncier en Côte d’Ivoire est à nouveau secoué par une vive polémique. Au cœur de la tempête :...

Société

Le pasteur et chantre gospel Axel Levi, dirigeant de l’Église Mission Faiseur de Disciples (MFD), se retrouve au cœur d’un scandale impliquant des accusations...

Société

Pendant que le Port d’Abidjan enchaîne les records de trafic et que l’État affiche des objectifs douaniers titanesques, sur le terrain, la réalité est...