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La Première Dame et le dessin animé Kimboo : Quand Abidjan Dictait le Rythme Même aux Dessins Animés

Dans les années 80, la Côte d’Ivoire ne se contentait pas de dominer l’économie et la diplomatie de l’Afrique de l’Ouest : elle voulait aussi écranter sur les télévisions du monde entier. La preuve ? Le tout premier héros africain de dessin animé à succès mondial, Kimboo, a été propulsé directement depuis le Palais présidentiel du Plateau par la Première Dame, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny.

La Fondation N’Daya : Quand la Première Dame passe à l’action

En octobre 1987, Marie-Thérèse Houphouët-Boigny lance la célèbre Fondation N’Daya International. L’objectif est clair : s’occuper de la santé, de l’éducation et du bonheur des enfants déshérités. Mais la Première Dame voit plus loin que les simples dons. Elle veut que les enfants africains arrêtent de regarder uniquement des héros venus d’ailleurs et aient enfin leurs propres figures à l’écran.

Pour réaliser ce coup de maître, elle prend le dossier en main et initie une coproduction internationale historique entre la Côte d’Ivoire et la France.
Kimboo est né.

Kimboo, le dessin animé qui a fait briller la Côte d’Ivoire

Sortie entre 1989 et 1990, la série devient immédiatement un phénomène :

52 épisodes de 5 minutes qui racontent les aventures de Kimboo, de sa sœur Kita et de leur petit singe malicieux, Ako. Pour la bande originale et le générique, la Fondation fait appel au géant du saxo, le regretté Manu Dibango. Résultat ? Un rythme d’enfer qui reste gravé dans les mémoires.

Le dessin animé ne s’est pas limité à la RTI. En 1990, le projet est présenté en grande pompe au Festival de Cannes, sous les yeux ébahis du cinéma mondial.

Un héritage qui prouve le leadership ivoirien

À travers Kimboo, la Côte d’Ivoire a montré une fois de plus sa capacité à devancer tout le monde, même dans le Soft Power et l’industrie créative. Bien avant l’ère du streaming et des réseaux sociaux, Abidjan finançait, coproduisait et imposait déjà ses propres récits sur la scène internationale. Une belle preuve que sous l’ère Houphouët, la vision ivoirienne ne s’arrêtait ni aux frontières de la sous-région,
ni aux portes des studios d’animation !

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