C’est un séisme dans l’espace médiatique gabonais. Depuis la soirée du mardi 17 février 2026, l’accès aux réseaux sociaux est suspendu sur toute l’étendue du territoire national. La décision, émanant de la Haute Autorité de la Communication (HAC), déconnecte brutalement des millions d’utilisateurs.
Une décision radicale et immédiate
La mesure est tombée tel un couperet : l’accès aux plateformes sociales (Facebook, WhatsApp, X, TikTok, Instagram) est restreint jusqu’à nouvel ordre. Si l’annonce a été faite tard mardi, c’est au cours de la matinée de ce mercredi 18 février que les usagers ont constaté l’effectivité du blocage.
Pourquoi ce « Black-out » ?
La HAC justifie cette suspension par la nécessité de protéger l’ordre public et les institutions de la République. Le régulateur pointe du doigt plusieurs dérives :
La prolifération de contenus haineux et injurieux. La propagation massive de fausses informations (Fake News). Les risques de conflits sociaux qui pourraient, selon l’autorité, mettre en péril l’unité nationale.
Les conséquences pour les populations
Pour un pays qui mise sur la transition numérique, les impacts sont multiples :
Le canal privilégié d’information de la jeunesse est coupé. Les petits commerçants et les « social media managers » qui dépendent de ces réseaux voient leurs revenus s’arrêter net. On observe déjà une ruée vers les outils de contournement pour rester connectés au reste du monde.































