À Madagascar, le président en place, Michaël Randrianirina, a pris une décision qui fait parler dans toute l’Afrique : toute personne qui veut devenir ministre au sein du nouveau gouvernement doit passer un test au détecteur de mensonges. Plus de place à la rumeur, plus de place à la corruption cachée : si le polygraphe sonne “menteur”, la porte du pouvoir est fermée.
Un régime qui veut “purger” la corruption
Selon le régime militaire en transition, cette méthode vise à écarter les candidats corrompus et à recruter des responsables “plus propres que mauvais”. Le chef de l’État, ancien officier de gendarmerie, explique qu’on ne cherche pas la perfection, mais au moins plus de 60% d’intégrité. Un détecteur de mensonges a donc été importé, avec l’aide d’experts étrangers, pour remplacer ou compléter les enquêtes de moralité traditionnelles.

Les candidats qui réussissent le test sont ensuite reçus en entretien par le président ou le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, avant d’être officiellement nommés au gouvernement. Dans la presse internationale, cette mesure est présentée comme inédite et risquée : certains y voient une parade médiatique, d’autres un véritable signal envoyé à la jeunesse et à la population, lasse de la corruption et des scandales sous l’ancien régime.
À Madagascar, désormais, pour entrer au gouvernement, il faut déjà passer le test de la vérité… sinon, c’est adieu au ministère !































