Le District Autonome d’Abidjan a lancé une campagne de lutte contre la mendicité, une action forte pour assainir le cadre de vie, ramener l’ordre et protéger les plus vulnérables, en particulier les enfants.
Abidjan, qui regroupe 13 communes et plus de 6 millions d’habitants, veut désormais envoyer un message clair : la mendicité massive, surtout infantile, n’a plus sa place dans les carrefours, sur les trottoirs et sur les voies express.
Opération “Zéro enfant mendiant” et suppression de mendiants de rue
Cette campagne prolonge l’opération “Zéro enfant mendiant”, déjà mise en œuvre dans plusieurs communes, avec des déploiements mixtes de forces de l’ordre, agents sociaux et associations.
Des dizaines d’enfants ont été retirés de la rue, conduits vers des espaces de prise en charge (Bureau d’écoute et d’orientation, centres de réinsertion), tandis que des adultes impliqués dans l’exploitation de mendiants sont systématiquement recherchés et poursuivis.

Mesures, sensibilisation et encadrement social
Au‑delà de la répression, la campagne fait la part belle à la sensibilisation : les populations, parents, conducteurs et commerçants sont invités à ne plus donner d’argent aux mendiants, surtout aux enfants, et à signaler les cas suspects.
Des brigades de lutte contre la mendicité sillonnent les secteurs sensibles, coordonnées par le gouvernorat du District, la police et les services sociaux, dans une stratégie alliant contrôle, encadrement et réinsertion.
Un pari sur la dignité, pas seulement sur l’ordre
Le défi est immense : derrière la mendicité se cache la pauvreté, les tensions familiales, l’immigration informelle, et parfois le trafic de mineurs.
Mais pour les autorités d’Abidjan, cette campagne n’est pas seulement une opération de “nettoyage urbain” : c’est une politique de dignité, où l’objectif est de remplacer la rue par l’école, le travail et la protection, au lieu de laisser les enfants devenir des marchandises humaines à carrefours.































