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Accidents de livreurs à moto en Côte d’Ivoire : faut-il attendre un drame national pour réagir ?

La question est posée, et elle devient urgente. Sur les réseaux sociaux, un internaute a résumé ce que des milliers d’Ivoiriens vivent chaque jour : l’explosion des accidents causés par les livreurs à moto.

Depuis des décennies, les agents de la CIE ou de la SODECI sillonnent le pays sur leurs motos sans multiplier les drames. Pourquoi ? Parce qu’ils sont formés, encadrés, disciplinés, et portés par un véritable sens du devoir.

Mais depuis l’arrivée massive des nouvelles sociétés de livraison, la réalité a basculé.
Chaque jour, ce sont 5, 10, parfois 15 accidents qui impliquent des livreurs à moto.
Des collisions violentes.
Des excès de vitesse.
Des feux brûlés.
Des zigzags irresponsables au milieu du trafic.
Et derrière chaque chute, ce sont des vies bouleversées : familles endeuillées, usagers traumatisés, innocents percutés.

Qu’est-ce qui ne va pas ?

  • Manque de formation ?
  • Pression des entreprises pour livrer toujours « plus vite » ?
  • Absence totale de régulation ?
  • Course au gain qui pousse certains à défier la mort ?
  • Ou un secteur laissé libre de grandir sans règles, sans contrôle, sans garde-fous ?

La vérité est peut-être un mélange de tout cela.

Aujourd’hui même, l’internaute à l’origine du message raconte avoir échappé de peu à un accident. Et il pose la question que beaucoup n’osent plus poser :

Faut-il attendre un carnage national pour réagir ?

Il est temps d’arrêter de détourner le regard.
Il est temps que l’État, les mairies, les entreprises de livraison, les conducteurs et les usagers prennent leurs responsabilités.

Parce qu’une chose est certaine :

Nos routes ne peuvent pas continuer à devenir des pistes de course.

Des mesures urgentes s’imposent :

  • création d’un code de conduite dédié aux livreurs ;
  • formation obligatoire avant toute prise de fonction ;
  • contrôle technique annuel des motos ;
  • encadrement strict des entreprises ;
  • et surtout, une prise de conscience collective.

La livraison rapide n’a jamais été conçue pour devenir une source de malheurs.

Le débat est désormais ouvert.
À chacun d’apporter ses solutions, car la sécurité nationale commence aussi par une sécurité routière maîtrisée.

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