Lors des « Rendez-vous du RHDP » tenus le mercredi 23 juillet 2025 à Abidjan, Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du parti présidentiel, a livré une déclaration sans équivoque : « Il n’y aura pas de CNT bis en Côte d’Ivoire ». Ce message, lancé à trois mois de la présidentielle, vise directement l’opposition et ses velléités de contestation du processus électoral.
En évoquant le spectre du Conseil national de transition (CNT), né lors de la crise post-électorale de 2020, Adjoumani entend prévenir toute tentative de remise en cause de la légitimité des institutions. Il fustige les figures politiques qui, selon lui, « parcourent le monde pour ternir l’image du pays », et rejette toute idée de médiation internationale ou de pression extérieure.
Sur le système de parrainage, souvent critiqué par l’opposition, le ministre d’État reste ferme : « L’élection présidentielle ne doit pas servir de prétexte pour salir l’image de son propre pays ». Il défend un processus électoral qu’il juge transparent et inclusif, tout en minimisant la portée des récentes visites de la CEDEAO et de l’Union africaine, qu’il qualifie de « traditionnelles ».
Cette sortie musclée s’inscrit dans une stratégie de fermeté institutionnelle, visant à rassurer les partenaires internationaux tout en dissuadant les opposants de toute tentative de déstabilisation. Le RHDP affiche ainsi sa volonté de maintenir le cap, malgré les tensions croissantes autour de l’éligibilité de certains candidats et les critiques sur la CEI.































