Le paysage des infrastructures ivoiriennes s’apprête à connaître une transformation majeure. Dans le cadre de sa campagne pour l’élection présidentielle de 2025, le Président Alassane Ouattara a annoncé l’engagement de l’État dans un projet ambitieux : la construction d’une nouvelle autoroute reliant Yamoussoukro à Daloa, en passant par Bouaflé.

L’annonce a été faite le 11 octobre 2025, lors du lancement de sa campagne au stade de Daloa, dans la région du Haut-Sassandra. Devant une foule mobilisée, le candidat du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a inscrit cette infrastructure dans la continuité de son programme de développement, visant à désenclaver l’intérieur du pays.
Un axe stratégique pour le développement
Cette nouvelle autoroute s’inscrit dans la logique de prolongement du corridor déjà existant Abidjan-Yamoussoukro. Elle est perçue comme un maillon essentiel pour :
- Désenclaver le centre-ouest : Daloa, capitale du Haut-Sassandra et important bassin de production agricole (cacao, café), bénéficiera d’une liaison rapide et sécurisée vers la capitale politique, Yamoussoukro, et, par extension, vers la capitale économique, Abidjan.
- Faciliter la circulation des biens et des personnes : En réduisant significativement le temps de trajet, l’autoroute devrait dynamiser les échanges commerciaux et simplifier le transport des produits agricoles vers les ports.
- Sécuriser le transport : Le passage à une infrastructure autoroutière offrira de meilleures conditions de sécurité pour les usagers, un enjeu majeur sur les grands axes nationaux.
Une promesse de campagne à l’envergure nationale
En choisissant Daloa pour le lancement de sa campagne et l’annonce de ce projet de grande envergure, le Président Ouattara a souligné l’importance de la région et son engagement à « faire encore plus » à l’avenir, après les efforts déjà consentis depuis 2011.

L’aménagement et le bitumage de cet axe sont d’ailleurs listés dans les documents stratégiques nationaux, avec une estimation de coût potentiellement très élevée, soulignant l’ampleur du chantier à venir.
Si les dates de début des travaux n’ont pas encore été précisées, cette promesse de campagne réaffirme la priorité donnée par le pouvoir en place au développement des infrastructures routières comme moteur de croissance économique et de cohésion nationale.































