Le prince saoudien Al-Walid ben Khalid ben Talal Al-Saoud s’est éteint le samedi 19 juillet, à l’âge de 36 ans, après avoir passé près de deux décennies dans un coma profond. Surnommé le « prince endormi », il était devenu une figure tragique au sein de la famille royale saoudienne.
Une tragédie survenue en pleine jeunesse
Né en 1990, Al-Walid ben Khalid était le fils du prince Khalid ben Talal, et le neveu d’Al-Walid ben Talal, célèbre milliardaire saoudien. En 2005, alors âgé de 15 ans, il est victime d’un grave accident de voiture à Londres, alors qu’il suivait une formation militaire. L’accident, particulièrement violent, le plonge dans un coma dont il ne sortira jamais.

Rapatrié en Arabie saoudite, le jeune prince est maintenu en vie grâce à une assistance respiratoire. Sa famille, convaincue d’une possible amélioration, a toujours refusé d’interrompre les soins. Pendant près de 19 ans, elle a régulièrement partagé des images et des nouvelles de son état sur les réseaux sociaux, alimentant l’émotion et la compassion du public.
Une branche royale critique du pouvoir
Le défunt appartenait à une lignée singulière au sein de la monarchie saoudienne. Son grand-père, le prince Talal, fut l’un des fondateurs du mouvement des « Princes libres », qui plaidait pour des réformes sociales et politiques dans le royaume. Une posture qui lui valut, ainsi qu’à ses fils, d’être mis à l’écart et parfois emprisonnés sous le règne de Mohammed ben Salmane.
Une disparition empreinte d’émotion
La nouvelle de sa mort a été annoncée par son père sur le réseau social X :
« Avec des cœurs pleins de foi en la volonté de Dieu, et une profonde tristesse, nous pleurons notre fils bien-aimé, le prince Al-Walid ben Khalid ben Talal Al-Saoud. Que Dieu lui accorde sa miséricorde. »
Les funérailles ont débuté dès le lendemain, dans un climat de deuil national. Le décès du « prince endormi » marque la fin d’un long chapitre de douleur, mais aussi de fidélité familiale inébranlable.































