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Assassinat d’un sous-lieutenant à Grand-Yapo : plusieurs suspects interpellés, les premiers aveux tombent

L’émotion reste vive à Grand-Yapo, dans le département d’Agboville, après le meurtre du sous-lieutenant Daniogo Klénon Lassina , officier de la Gendarmerie nationale , tué dans la nuit du lundi 20 octobre 2025 lors d’une mission de sécurisation .
Quelques heures seulement après le drame, plusieurs suspects ont été interpellés , marquant une première avancée dans l’enquête ouverte par les autorités.

Une attaque violente et préméditée

Selon les premières informations relayées par la Gendarmerie nationale, l’incident s’est produit vers 4 heures du matin , sur l’axe Agboville–Azaguié , à proximité de Grand-Yapo , dans le sud du pays.
Des individus encagoulés et armés , notamment de fusils de calibre 12 , auraient érigé plusieurs barricades pour bloquer la circulation. Alertée, une patrouille de la Gendarmerie territoriale d’Agboville a été dépêchée sur place pour rétablir l’ordre. C’est au cours de cette opération que le sous-lieutenant Daniogo , âgé d’une trentaine d’années, a été mortellement atteint par des tirs.

Trois suspects déjà aux arrêts

Les premières enquêtes ont conduit à l’interpellation de trois individus : NR (36 ans) , NJ (36 ans), MAJM (44 ans)Tous sont soupçonnés d’avoir pris part à des manifestations non autorisées liées à la contestation du 4ᵉ mandat du président Alassane Ouattara .Selon des sources proches de l’enquête, ces suspects auraient été recrutés pour participer à une marche prévue dans la matinée du drame.

Un témoignage troublant

L’un des suspects, dont la vidéo d’audition circule sur les réseaux sociaux , a affirmé avoir été approché par un chauffeur de taxi-brousse surnommé « Côte d’Ivoire » , qui lui aurait proposé de participer à une « marche pacifique ».

« Il nous a dit qu’on devait marcher le lundi parce qu’Agboville ne marchait pas. Le dimanche, il nous a remis des tricots noirs avec des brassards pour qu’on puisse se reconnaître entre nous », a-t-il raconté.

Mais selon son témoignage, la situation aurait rapidement dégénéré :

« À un moment, j’ai vu que certains portaient des gourdins, des machettes et même des kalachnikovs. Quand les forces de l’ordre sont arrivées et que les tirs ont commencé, j’ai compris que ce n’était plus une marche pacifique. J’ai préféré fuir », a-t-il ajouté.

Enquête en cours

Les enquêteurs s’emploient désormais à identifier le commanditaire prévoyant de cette attaque meurtrière et à retrouver les autres complices encore en fuite.
La Gendarmerie nationale a réaffirmé sa détermination à faire toute la lumière sur cet assassinat, tandis que la population locale reste sous le choc.

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