La capitale économique de la Côte d’Ivoire accueille cette semaine les 60es Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), un événement de portée internationale qui réunit plus de 5 000 participants venus de 81 pays membres. Présidée par Alassane Ouattara, cette cérémonie d’ouverture a marqué le début d’une série de discussions cruciales sur le développement économique du continent africain.
Un thème central : le capital humain, moteur du développement africain
Sous le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », les débats visent à identifier des stratégies concrètes pour mobiliser les ressources humaines, financières et naturelles du continent afin d’accélérer sa transformation structurelle.
Chefs d’État, ministres, gouverneurs de banques centrales, investisseurs, experts, universitaires et représentants de la société civile participent à des panels de haut niveau durant cinq jours, jusqu’au 30 mai.
Les temps forts de l’ouverture
Dans son discours inaugural, le président Alassane Ouattara a salué la performance exceptionnelle de la BAD au cours de la dernière décennie, en soulignant son rôle moteur dans la modernisation des infrastructures, la sécurité alimentaire et la transition énergétique sur le continent.
« Grâce à la BAD, 565 millions d’Africains ont vu leur quotidien transformé. Ce n’est pas seulement un partenaire financier, c’est un levier de changement », a-t-il affirmé.
De son côté, Akinwumi Adesina, président sortant de la BAD, a présenté un bilan impressionnant de ses dix années de mandat :
- +500 % d’augmentation de l’appui financier à la Côte d’Ivoire
- 103 millions d’Africains sortis de l’insécurité alimentaire
- Accès à l’électricité, à l’eau potable et au financement pour des millions de personnes
Une élection à fort enjeu pour l’avenir de la BAD
L’un des temps forts de ces assemblées sera l’élection du nouveau président de la BAD, prévue le jeudi 29 mai 2025. Cinq candidats sont en lice pour succéder à Akinwumi Adesina, dont le mandat prend fin le 31 août.
Cette transition à la tête de la première institution panafricaine de financement du développement suscite une attention particulière, dans un contexte où le continent fait face à des défis majeurs : dette publique, instabilité géopolitique, changement climatique, et digitalisation.
Les discussions prévues durant cette semaine visent à renforcer les partenariats public-privé, stimuler les investissements verts et accélérer les réformes en faveur de l’autonomisation des jeunes et des femmes.
































