Connectez-vous à nous

Hi, what are you looking for?

Sport

Badra Ali : Toujours utile ou poids mort pour les Éléphants ?

Hier encore, certains en faisaient un symbole de stabilité et d’expérience. Aujourd’hui, ils s’interrogent. L’ancien titulaire dans les cages ivoiriennes, Badra Ali Sangaré, a de nouveau déçu face à la Nouvelle-Zélande, lors du tournoi Canada Shield. Un seul tir cadré, un but encaissé, et une prestation qui relance le débat : a-t-il encore sa place dans le groupe d’Emerse Faé ?

Le match de trop ?

Il n’a quasiment pas été sollicité, mais cela a suffi. Sur la seule vraie occasion néo-zélandaise, Badra Ali n’a pas rassuré. Trop lent ? Mal placé ? Peu inspiré ? Ce but concédé relance un vieux débat : celui de son niveau réel, et de son apport dans un effectif tourné vers l’avenir.

Si certains avaient encore en mémoire ses prestations passées, le match d’hier a brutalement ramené les doutes au premier plan

Le choix fort de Faé pendant la CAN : un tournant

Durant la dernière Coupe d’Afrique, Emerse Faé avait tranché. Contre toute attente, le jeune Yahia Fofana avait été titularisé. Un choix vivement critiqué par les « haters » du sélectionneur à l’époque, qui voyaient en Badra un choix plus logique, plus expérimenté, voire plus « méritant ».

Mais le terrain a parlé. Fofana, impressionnant de sang-froid et d’autorité, a gagné sa place à force de performances solides et de maturité. Aujourd’hui, il fait l’unanimité auprès des observateurs, des techniciens comme du public.

Pourquoi rappeler Badra alors ?

La question est légitime. Faé, en alignant Badra face à la Nouvelle-Zélande, souhaitait sans doute lui donner du rythme, peut-être récompenser sa loyauté ou tester une option de secours. Mais cette tentative a surtout révélé un décalage flagrant entre ses performances et le niveau d’exigence attendu aujourd’hui en sélection

Son âge, son manque de compétition de haut niveau ces derniers mois, et ses dernières prestations interrogent : n’est-il pas temps de tourner définitivement la page ?

Avec une CAN qui approche, le groupe ivoirien doit miser sur la forme du moment, pas sur la nostalgie. La performance de Badra, sans être un scandale, montre que le niveau international ne pardonne pas l’approximation

Emerse Faé, qui a su faire des choix forts durant la CAN, devra une nouvelle fois trancher. Garder Badra pour son expérience dans le vestiaire ? Ou ouvrir la porte à une nouvelle génération de gardiens prêts à assumer, en cas d’urgence, leur rôle avec assurance ?

Badra Ali a longtemps été un serviteur fidèle des Éléphants, parfois même un sauveur dans des moments critiques. Mais le football de haut niveau ne laisse que peu de place à la reconnaissance. À ce stade de sa carrière, lui rendre hommage ne signifie pas forcément le maintenir dans le groupe

Pour Faé, qui doit bâtir une équipe compétitive et sans failles à cinq mois d’un nouveau défi continental, la question est simple :
Peut-on encore se permettre le luxe d’un gardien qui ne rassure plus ?

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi

Société

La scène a provoqué une énorme agitation dans la commune de Marcory ce lundi 18 mai 2026. Trois gendarmes ont été interpellés après avoir...

Société

Le feuilleton judiciaire qui secoue le Djoloff vient de prendre une tournure politique majeure. Matar Ndiaga Seck, alias « Ndiaga Seck », un comptable...

People

Un récit glaçant qui lève le voile sur l’envers du décor du succès religieux. Avant de devenir la coqueluche du gospel ouest-africain au milieu...

Société

Sous des airs de pâtisseries ordinaires, les « space cakes » des gâteaux incrustés de cannabis ou de drogues de synthèse s’arrachent à coups...