L’Union européenne a officiellement placé ces pays sur sa liste noire des États à haut risque en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme, ce 10 juin 2025. Une décision qui fait tache, surtout pour un pays comme la Côte d’Ivoire, déjà fragilisé par les critiques de certains bailleurs sur sa gouvernance.
Bruxelles suit le GAFI, mais à quel prix ?
Derrière cette mesure, l’Union européenne affirme s’aligner sur le Groupe d’action financière (GAFI), qui avait déjà inscrit la Côte d’Ivoire sur sa liste grise en octobre 2024. Problème : les efforts engagés par Abidjan semblent totalement ignorés. Plan d’action, comité de suivi, supervision renforcée… treize des quatorze mesures exigées sont déjà en cours, selon les autorités ivoiriennes.
Une sanction déguisée qui fâche ?
Officiellement, ce n’est pas une sanction. Dans les faits, les conséquences sont bien là : surveillance accrue des banques, soupçons sur les transactions, frein à l’investissement international. Une mauvaise publicité qui tombe mal pour un pays qui veut séduire les marchés et renforcer sa diplomatie économique.
Une injustice ?
Plusieurs observateurs s’interrogent : pourquoi pointer la Côte d’Ivoire aujourd’hui, alors que d’autres pays africains en retard sur ces réformes ne sont pas inquiétés ? D’autant que le Sénégal ou la Jamaïque ont récemment été retirés de la liste après des efforts similaires. Deux poids, deux mesures ?
Objectif 2026 : sortir de la liste noire
Abidjan reste mobilisé. Un rapport de progrès est attendu en septembre 2025. L’objectif : quitter la liste grise du GAFI d’ici fin 2026 et, par ricochet, la liste noire de l’UE. Reste à savoir si **l’Union européenne jugera sur les faits… ou persistera dans sa posture politique.































