La ville de Titao, jusqu’ici relativement épargnée par les violences qui secouent le nord du pays, a été la cible d’une attaque coordonnée menée par des groupes armés le samedi 14 février 2026. Selon plusieurs sources locales et nationales, au moins une vingtaine de personnes auraient été tuées dans cette offensive meurtrière.
Une offensive d’une rare violence
D’après des témoignages et des informations rapportées par des médias internationaux, des assaillants répartis en plusieurs groupes ont lancé des attaques simultanées contre des cibles militaires et civiles à Titao.
Parmi les objectifs signalés figurent : une attaque du camp militaire local avec pillage d’armes et de munitions ; la destruction d’installations téléphoniques, plongeant la ville dans une coupure des communications ; des incendies et pillages de commerces et de camions de ravitaillement sur les marchés. Le porte-parole de l’armée burkinabè, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, a déclaré que
« la situation est sous contrôle » et que les forces armées ont infligé des pertes importantes aux assaillants, tout en rassurant sur la réaction des troupes face à ces attaques multiples.
Un bilan humain encore incertain
Les autorités n’ont pas encore publié de bilan officiel définitif. Toutefois, plusieurs sources locales évoquent au moins vingt morts suite aux combats et aux attaques contre les civils et les installations de la ville.
Dans un autre volet de l’attaque, le gouvernement du Ghana a confirmé qu’un camion transportant des commerçants ghanéens de tomates a été pris dans l’assaut, ce qui suscite des inquiétudes supplémentaires quant à la sécurité des voyageurs et des populations civiles dans la région. Les responsables ghanéens ont indiqué qu’ils travaillent avec les autorités burkinabè pour clarifier les circonstances et identifier les victimes potentielles.
Peur d’un retour des assaillants
Sur les réseaux sociaux et dans des messages de résidents de Titao, plusieurs habitants ont exprimé leur crainte d’un retour des groupes armés dans les prochains jours. Cette attaque remet en lumière la fragilité persistante de la sécurité dans le nord du pays, malgré les efforts continus des forces burkinabè pour contenir l’insurrection armée.
































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