Le tribunal de Rabat a condamné 18 supporters sénégalais et un Français d’origine algérienne à des peines allant de 3 mois à 1 an de prison ferme, à la suite des violents incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 opposant le Sénégal au Maroc. Les faits remontent au 18 janvier 2026, au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, où le Sénégal s’est imposé 1-0 après prolongation face au Maroc.
Les condamnés ont immédiatement fait appel.
Une finale explosive
La rencontre, déjà tendue sur le plan sportif, a basculé dans le chaos dans les dernières minutes.
À la 93e minute, un penalty accordé au Maroc dans une phase controversée a provoqué une vague de protestations dans les tribunes. Le but marocain inscrit dans la foulée a finalement été invalidé, déclenchant la colère d’une partie des supporters.
Selon les autorités marocaines :
- Des supporters ont envahi la pelouse pendant environ 15 minutes
- Des projectiles ont été lancés en direction des stadiers et des forces de l’ordre
- Plusieurs affrontements ont éclaté dans les gradins
Un stadier aurait subi une fracture de la mâchoire et d’autres agents ont été blessés.

Les 19 prévenus étaient poursuivis pour :
- Hooliganisme
- Jets de projectiles
- Invasion de terrain
- Violences contre agents de sécurité
Le tribunal de Rabat a prononcé des peines comprises entre 3 mois et 1 an de prison ferme, en fonction du degré d’implication présumé.

La défense a annoncé faire appel, estimant que les peines sont « sévères » au regard du contexte émotionnel d’une finale continentale.
Bien que les autorités sénégalaises n’aient pas officiellement protesté contre la décision judiciaire, des voix au sein de l’opinion publique sénégalaise dénoncent un traitement « exemplaire » visant à dissuader tout débordement futur.
Pour Rabat, il s’agit avant tout de faire respecter l’ordre public et de préserver l’image du pays, hôte de grands événements sportifs continentaux.
À l’heure où le football africain gagne en visibilité internationale, ces scènes de violence constituent un revers pour l’image du continent.
































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