La CAF autorise désormais l’accès gratuit aux stades après le coup d’envoi pour remplir les tribunes. Traduction simple : les stades sont vides.
On peut appeler ça une “mesure d’accompagnement”, une “solution pragmatique”, ou une “bonne idée pour l’image télé”. Mais soyons honnêtes : c’est un aveu d’échec.
Parce qu’un stade qui se remplit à la 20e ou à la 30e minute, ce n’est pas un stade plein. C’est un stade qu’on tente de sauver pour la caméra.
La question n’est donc plus comment remplir les stades, mais pourquoi le public ne vient pas : Billets trop chers pour le pouvoir d’achat local ? Communication mal pensée ? Affiches peu attractives ? Expérience supporter inexistante ? Horaires déconnectés des réalités sociales ?
Au lieu de répondre à ces questions, on choisit le pansement : la gratuité tardive.
Et pendant ce temps-là, on envoie un message dangereux : « Ceux qui ont payé sont des pigeons. Attendez, c’est gratuit après. »
Quelle valeur donne-t-on à la CAN si l’accès devient une variable d’ajustement ?
Quelle crédibilité pour une compétition continentale qui dépend du “venez quand vous voulez” ?




Pire encore : on habitue le public à ne plus payer.
À la prochaine CAN, pourquoi acheter un billet si l’on sait que les portes s’ouvriront gratuitement après le coup d’envoi ?
Le problème n’est pas le public africain.
Le problème, c’est une organisation qui continue de penser le football sans le supporter La CAN n’a pas besoin de stades remplis artificiellement.
Elle a besoin de tribunes vivantes dès l’hymne, d’une politique claire, d’un respect du public local . Sinon, on ne parle plus de fête du football africain,
mais d’un décor qu’on allume quand les caméras tournent.































