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CEDEAO : Ouattara et Mahama appellent le Mali, le Burkina Faso et le Niger à revenir dans l’organisation

Le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ghanéen John Dramani Mahama ont lancé un appel en faveur du retour du Mali, du Burkina Faso et du Niger au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette déclaration intervient alors que ces trois pays sahéliens, dirigés par des régimes militaires, ont officiellement quitté l’organisation sous-régionale en janvier dernier pour former l’Alliance des États du Sahel (AES).

En visite d’amitié et de travail de 24 heures en Côte d’Ivoire, l’ancien président ghanéen, récemment désigné comme candidat du principal parti d’opposition pour l’élection présidentielle de décembre 2024, a réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité régionale. Il a annoncé son intention de se rendre prochainement au Mali, au Burkina Faso et au Niger afin d’échanger avec les dirigeants de ces pays et d’explorer les voies d’un éventuel retour au sein de la CEDEAO.

Alassane Ouattara, quant à lui, a insisté sur la nécessité de préserver l’unité et la coopération entre les États ouest-africains face aux défis sécuritaires et économiques qui menacent la région. Pour lui, l’isolement de ces trois pays risque d’affaiblir la lutte collective contre le terrorisme et d’entraver les échanges économiques, alors que la CEDEAO reste un levier essentiel de développement pour ses membres.

Depuis leur départ de la CEDEAO, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont renforcé leur coopération militaire et diplomatique à travers l’Alliance des États du Sahel, revendiquant une plus grande souveraineté face aux influences étrangères. Cette rupture avec l’organisation ouest-africaine s’est accélérée à la suite des tensions liées aux sanctions économiques imposées par la CEDEAO après les coups d’État successifs dans ces pays.

Toutefois, des voix s’élèvent pour prôner un rapprochement, notamment du côté des acteurs économiques et des populations locales, qui subissent les répercussions de cette crise institutionnelle. Le commerce interrégional, les infrastructures partagées et la coopération sécuritaire sont autant d’enjeux qui nécessitent une coordination entre ces pays et la CEDEAO.

Le retour du Mali, du Burkina Faso et du Niger au sein de la CEDEAO dépendra en grande partie des négociations à venir. Si les dirigeants de l’AES restent fermes sur leur volonté de s’affranchir de l’influence des institutions ouest-africaines, la diplomatie pourrait néanmoins ouvrir la voie à des compromis.

La visite annoncée de John Mahama dans ces pays sera donc scrutée avec attention, alors que l’enjeu principal reste de trouver un équilibre entre souveraineté nationale et coopération régionale.

En attendant, la CEDEAO continue d’appeler au dialogue, dans l’espoir de restaurer l’unité d’une région confrontée à de multiples défis sécuritaires, économiques et politiques.

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