Le président américain Donald Trump a annoncé, le 2 avril 2025, l’instauration de nouveaux droits de douane dits réciproques visant 180 pays, dont une cinquantaine d’États africains. Ces taxes, avec un taux plancher fixé à 10 %, marquent une nouvelle étape dans sa politique commerciale agressive.
La Côte d’Ivoire fait partie des pays africains les plus durement touchés, avec un taux d’imposition de 21 % sur ses exportations à destination des États-Unis. Elle se positionne à la onzième place des pays africains les plus taxés par cette nouvelle mesure.
« Réciproque signifie que ce qu’ils nous font, nous leur faisons. Notre pays se fait escroquer depuis cinquante ans. Cela ne sera plus le cas. Les emplois et les usines vont revenir en trombe. Ce sera l’âge d’or des États-Unis », a déclaré Donald Trump lors d’une allocution à la Maison Blanche, dénonçant des décennies d’« abus commerciaux ».
Parmi les pays africains les plus taxés figurent :
- Lesotho : 50 %
- Maurice : 40 %
- Botswana : 37 %
- Angola : 32 %
- Libye : 31 %
À l’inverse, certains États bénéficient du taux minimal de 10 %, comme la Tanzanie, le Sénégal, le Gabon, le Togo ou encore le Libéria.
Cette décision pourrait avoir des répercussions importantes sur les échanges entre les États-Unis et le continent africain, notamment pour des pays comme la Côte d’Ivoire, fortement dépendants de certaines exportations stratégiques vers le marché américain.































