À l’approche de la convention du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) prévue le 16 avril 2025, des tensions internes émergent concernant le processus de désignation du candidat du parti pour l’élection présidentielle de 2025. Un collectif de militants, se faisant appeler le « collectif de militants pour le respect intégral des textes du PDCI », exprime son mécontentement face à ce qu’il considère comme des manœuvres visant à favoriser une candidature unique, celle de Tidjane Thiam, au détriment d’autres prétendants tels que Jean-Louis Billon.
Ces militants dénoncent une volonté d’écarter Jean-Louis Billon de la course à l’investiture, malgré ses ambitions déclarées et son engagement au sein du parti. Ils appellent à une convention démocratique et transparente, permettant à tous les candidats potentiels de se présenter et aux militants de choisir librement leur représentant pour la présidentielle.
Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et cadre influent du PDCI-RDA, a déjà exprimé son intention de briguer la candidature du parti pour l’élection présidentielle de 2025. Cependant, sa démarche semble rencontrer des résistances au sein de la direction actuelle du parti, dirigée par Tidjane Thiam. Des accusations d’opacité et de favoritisme dans le processus de sélection du candidat ont été formulées par Billon et d’autres cadres, notamment Thierry Tanoh, qui ont dénoncé le manque de transparence dans la conduite du processus électoral interne.
La direction du PDCI-RDA, de son côté, insiste sur le respect des procédures internes et des statuts du parti. Soumaïla Bredoumy, membre influent du parti, a souligné que le PDCI n’avait pas encore ouvert officiellement les candidatures pour la convention, suggérant que l’annonce prématurée de certaines ambitions pourrait être perçue comme une violation des règles établies
Ces dissensions internes reflètent les défis auxquels le PDCI-RDA est confronté dans sa quête d’unité et de cohésion à l’approche des échéances électorales. La manière dont le parti gérera ces tensions internes pourrait avoir un impact significatif sur sa performance lors de la présidentielle de 2025.































